Tu as choisi le BTS Commerce International (CI) après ton bac, car l'idée d’avoir un emploi à cheval entre la France et l'étranger te parle, et tu commences à te projeter sur ton premier poste sur le marché du travail.
Stages signés, alternance qui se termine, premier CDI dans le viseur : la question du salaire arrive rapidement sur la table. Combien rapporte vraiment ce diplôme de niveau bac+2 dès la sortie ?
La réponse dépend du métier que tu vises, de la zone géographique couverte et du secteur dans lequel tu atterris. Diplomeo décrypte avec toi les fourchettes de rémunérations à avoir en tête avant de signer ton premier contrat après un BTS CI !
Quelle rémunération après un BTS CI ?
Le BTS Commerce International forme des profils opérationnels, taillés pour démarrer sur des postes d'assistant import-export ou commercial dès la sortie. Et ça se voit sur le bulletin de paie : les rémunérations de sortie restent modestes, mais le diplôme a un vrai atout — la progression est rapide dès que tu prends du galon sur une zone géographique ou un portefeuille clients.
En moyenne, un jeune diplômé peut prétendre à un salaire d'entrée compris entre 22 000 et 28 000 € bruts annuels, soit autour de 1 450 à 1 850 € nets par mois. Une fourchette large qui s'explique par la diversité des débouchés : entre un assistant import-export en PME et un commercial export en alternance dans un grand groupe agro, l’écart est réel.
Plusieurs critères font bouger le curseur. La taille de l'entreprise d'abord : un grand groupe international situé à Paris paie mieux qu'une PME dans une ville moyenne, mais offre moins de polyvalence sur les missions.
Le secteur d’activité joue aussi un rôle. Si tu trouves un poste dans l'agroalimentaire premium, la pharmaceutique, le luxe et la tech, ces domaines tirent les grilles vers le haut, là où la grande distribution se positionne sur des bases plus serrées. Enfin, la maîtrise des langues est tout aussi importante : être trilingue avec une langue rare (mandarin, arabe, allemand technique) reste un argument salarial massif au moment de négocier.
Petit repère pour situer le plancher : le SMIC est fixé à 1 443 € nets mensuels au 1er janvier 2026. Les postes en sortie de BTS CI frôlent souvent ce seuil dans les petites structures, tandis que les fonctions commerciales démarrent nettement au-dessus.
Quel salaire pour un assistant import-export après un BTS CI ?
C'est le débouché le plus direct du BTS Commerce International, et logiquement celui où les fourchettes restent les plus serrées en début de carrière. L'assistant import-export pilote toute la chaîne administrative et logistique des opérations à l'international, des bons de commande aux documents douaniers, en passant par le suivi transitaires et la facturation. Un poste d'entrée indispensable, mais peu rémunérateur dans ses premières années.
Selon les données de HelloWork, un assistant import-export débute sa carrière entre 22 000 et 25 000 € bruts annuels, soit environ 1 450 à 1 657 € nets mensuels. On est clairement sur des bases proches du SMIC, surtout dans les PME où les profils sortis de bac+2 occupent des postes très opérationnels.
L'évolution se fait essentiellement par le changement de poste plutôt que par l'ancienneté pure. Un assistant import-export qui passe coordinateur ou qui prend en charge une zone géographique spécifique voit sa rémunération grimper rapidement, autour de 35 000 à 45 000 € bruts annuels après quelques années.
Avec une dizaine d'années d'expérience derrière toi, viser 50 000 € bruts annuels et plus devient réaliste, particulièrement dans les secteurs techniques (pharma, défense, agroalimentaire, etc).
Sur ce type de poste, les recruteurs reçoivent aussi des candidatures issus de diplômés de licences pro logistique et transports internationaux, voire de bac+5 issus d'écoles de commerce. Le BTS reste valorisé pour son côté immédiatement opérationnel, mais le passage à des fonctions de chef de projet ou de responsable passe presque systématiquement par une poursuite d'études.
Combien gagne un commercial export débutant après un BTS CI ?
Si tu te vois plus côté terrain que côté bureau, à chasser des contrats à l'étranger plutôt qu'à gérer des documents douaniers, le poste de commercial export change la donne sur le bulletin de paie. Le métier intègre une part variable indexée sur les ventes, qui peut faire grimper la rémunération globale dès les premières années.
Un commercial export junior diplômé d’un BTS CI touche entre 27 500 et 35 000 € bruts annuels, soit environ 1 820 à 2 320 € nets mensuels. La fourchette est nettement au-dessus de l'assistant import-export, sans compter les primes sur objectifs qui s'ajoutent au fixe et constituent un vrai levier pour booster ta rémunération dès ta prise de poste.
L'évolution salariale est l'une des plus rapides du domaine. Avec quelques années d'expérience, un commercial export confirmé peut prétendre à 52 500 à 60 000 € bruts annuels. Pousser jusqu'au poste de chef de zone export fait monter le ticket d'entrée à 30 000 à 40 000 € bruts annuels, avec des fourchettes seniors qui dépassent les 65 000 € bruts par an.
Booste ton dossier scolaire et ton CV grâce à l’international
À noter quand même que ces fonctions commerciales restent rarement accessibles directement après un BTS, sauf en alternance dans une PME exportatrice où les profils opérationnels sont prisés. Pour décrocher un poste de commercial export en CDI direct chez un grand groupe, un bac+3 ou bac+5 est presque toujours exigé.
Côté poursuite d'études, plusieurs pistes prennent le relais du BTS CI : licence professionnelle commerce international, bachelor commerce international ou bachelor international business en école de commerce pour le bac+3. Et pour pousser jusqu'au bac+5, tu peux opter pour un master en commerce international, un MSc International Business ou un Programme Grande École (PGE) en business school.
Le salaire après un BTS CI : par métier et niveau d'expérience
Pour t'aider à te projeter concrètement, voici un récap' des principaux débouchés du BTS CI avec les fourchettes de salaire pour un poste junior et confirmé. Ces derniers correspondent à des moyennes nationales, à ajuster selon la taille de l'entreprise, le secteur et la zone géographique.
| Métier accessible | Salaire junior (brut annuel) | Salaire confirmé (brut annuel) |
| Assistant import-export | 22 000 - 25 000 € | 38 000 - 45 000 € |
| Commercial export | 27 500 - 35 000 € | 52 000 - 60 000 € |
| Chef de zone export | 30 000 - 40 000 € | 55 000 - 65 000 € |
| Déclarant en douane | 22 000 - 26 000 € | 34 500 - 41 200 € |
| Acheteur international | 28 000 - 32 000 € | 45 000 - 50 000 € |
| Responsable import-export | 29 000 - 32 000 € | 50 000 - 62 000 € |
Petit point à garder en tête au moment de comparer ces fourchettes de salaire : sur les postes commerciaux (commercial export, chef de zone), une part variable indexée sur les ventes vient s'ajouter au fixe et peut représenter 10 à 25% du package global selon les entreprises.
Par ailleurs, plusieurs avantages annexes entrent en jeu au moment d'une embauche : voiture de fonction, indemnités de déplacement, primes d'expatriation sur les zones lointaines ou intéressement aux résultats. Autant d'éléments à intégrer dans ton calcul au moment de comparer deux offres.
Comment faire grimper ton salaire après le BTS CI ?
La poursuite d'études reste de loin le levier le plus efficace pour booster ta rémunération. Une licence pro, un bachelor ou un master en école de commerce ouvrent l'accès à des postes à plus forte responsabilité dès la sortie. D'après l'enquête Insertion 2025 de la Conférence des Grandes Écoles, un diplômé de business school démarre en moyenne à 41 103 € bruts annuels hors primes, soit environ 2 430 € nets mensuels, presque le double d'un BTS CI sur les postes d'entrée.
Au-delà du diplôme, ta spécialisation sectorielle joue aussi un rôle majeur. Les secteurs techniques ou très réglementés (pharmaceutique, aéronautique, défense, luxe) valorisent mieux les profils, tout comme les zones géographiques difficiles à couvrir : un chargé de zone en Asie ou sera mieux rémunéré qu'un homologue sur l'Europe occidentale, parce que la barrière linguistique et culturelle reste un argument salarial.






