Tu es en fin de BTS tourisme et le doute s’installe ? Entre le rythme des saisons que tu appréhendes, des missions qui ne te font plus vibrer ou encore la crainte de faire face à une concurrence féroce, les raisons qui te font vouloir bifurquer sont nombreuses et légitimes.
Heureusement pour toi, choisir de passer un diplôme national de niveau bac+2 n’est pas synonyme de se tirer une balle dans le pied, bien au contraire ! Avec 120 crédits ECTS en poche, tu accèdes à plusieurs voies de réorientation, du pivot doux vers un secteur voisin au vrai changement d’horizon. Reste à trouver celle qui colle à ton projet !
Avant de te lancer : ce que tu as entre les mains grâce au BTS tourisme
Tu as tendance à sous-estimer ton dossier ? Grosse erreur ! Le brevet de technicien supérieur tourisme est un diplôme national qui est reconnu partout en France. Tu obtiens donc un bac+2, qui peut très clairement te servir pour un tas de choses !
Côté crédits, tu obtiens 120 ECTS : ces crédits te permettent de candidater sur dossier à une licence, un bachelor ou encore un BUT directement en deuxième ou troisième année. Tu peux aussi tenter une école de commerce ou une autre école spécialisée (journalisme, communication) en admissions parallèles.
Côté compétences, les titulaires d’un BTS tourisme sortent avec un bagage bien rempli :
- la relation client en français et dans deux langues étrangères (dont obligatoirement l’anglais)
- le développement commercial d’une offre et la gestion d’un portefeuille
- la communication et les outils numériques (logiciels de réservations, CRM, tableurs)
- des bases solides en marketing et en montage de projet
- etc.
Résultat : les métiers accessibles avec ton BTS tourisme dépassent largement les offices de tourisme, les agences de voyage ou le tourisme d’affaires événementiel. Ces briques intéressent des recruteurs en commerce, en hôtellerie, en communication et bien au-delà. Ta poursuite d’études, ta réorientation ou ton entrée directe sur le marché du travail se joueront sur ce socle transférable.
Bascule vers un secteur voisin sans repartir de zéro
Tu veux quitter le tourisme sans tout mettre de côté pour autant ? Bifurquer vers un secteur voisin est le compromis le plus efficace. Tes compétences (langues, relation client, sens commercial) sont transférables dans des domaines d’activité très variés !
Cinq territoires proches peuvent être amenés à recruter des titulaires du BTS tourisme :
- L’hôtellerie et la restauration : tu peux enchaîner sur un BTS management en hôtellerie-restauration (MHR) en 2e année, ou viser directement un bachelor en hôtellerie internationale.
- L’événementiel : tu aimerais te former dans l’événementiel plus généraliste (culturel, sportif) ? Un bachelor événementiel après un BTS tourisme peut vite t’ouvrir des portes !
- La communication et le marketing digital : un BTS communication en 2e année, un bachelor communication ou une licence professionnelle métiers du marketing opérationnel te redirigent vers des postes de chargé de communication, community manager ou assistant marketing.
- La culture et le patrimoine : musées, sites classés, monuments historiques, festivals… Une licence professionnelle métiers de la médiation par des approches artistiques et culturelles ou une licence pro guide-conférencier te mènent vers cette voie.
- Le transport et la mobilité : compagnies aériennes, ferroviaires, croisiéristes… Ces employeurs recherchent en permanence des profils polyvalents à l’aise avec la relation client internationale.
Change complètement de voie
Tu veux vraiment quitter la sphère du tourisme et de ses voisins ? Là aussi, tu as des options. Le tout est de choisir celle qui te correspond vraiment !
L’école de commerce en admission parallèle
Deux concours acceptent les BTS pour un accès direct au Programme Grande École (PGE) ou au cycle bachelor :
- Le concours Passerelle bachelor 3/Passerelle 1 ouvre les portes de trois business schools : BSB (Burgundy School of Business), EM Normandie et IMT Business School.
- Le concours Ecricome Tremplin bac+2 vise cinq écoles : Kedge, Neoma, Rennes School of Business, EM Strasbourg et Montpellier BS.
Dossier, épreuves écrites, test d’anglais, entretien de motivation : prévois quelques mois de préparation pour maximiser tes chances. Le vrai plus d’un diplôme en école de commerce ? Un grade de master, un réseau puissant et un accès à des fonctions marketing, finance, RH ou management.
Tu peux aussi envisager d’autres écoles spécialisées. Par exemple, les écoles de journalisme ou de communication peuvent aussi t’accueillir sur concours.
La licence à la fac pour un bac+3 généraliste
Tu cherches une autre piste d’atterrissage ? Direction l’université, avec deux entrées possibles selon ton dossier : la L2 si tu valides tes 120 ECTS, la L1 si tu changes complètement de domaine. Parmi les filières possibles, tu retrouves :
- la licence LEA (langues étrangères appliquées)
- la licence économie-gestion ou AES (administration économique et sociale)
- la licence information-communication
- la licence sciences humaines et sociales
L’admission passe par la plateforme e-candidat de chaque université, ou bien sur Parcoursup si tu reprends tout de zéro.
Repartir sur un autre BTS, un BUT ou une école spécialisée
Ça peut ressembler à un pas en arrière, mais c’est parfois la meilleure stratégie, surtout quand tu n’es vraiment pas convaincu par la trajectoire initialement empruntée.
Côté BTS, le BTS SAM (support à l’action managériale), le BTS GPME (gestion de la PME), le BTS MCO (management commercial opérationnel) ou le BTS NDRC (négociation et digitalisation de la relation client) te donnent en deux ans un profil administratif ou commercial recherché sur le marché du travail. Côté BUT (bac+3), le BUT TC (techniques de commercialisation), le BUT GACO (gestion administrative et commerciale des organisations), le BUT GEA (gestion des entreprises et des administrations) ou le BUT information-communication acceptent les BTS en 2e année sur dossier.
Autre piste : les écoles spécialisées post-bac dans un tout autre domaine. Design, mode, informatique, cuisine, immobilier : la plupart recrutent aussi en admission parallèle à bac+2 !
Se former rapidement avec un titre pro ou un CQP
Envie d’apprendre un métier précis en quelques semaines ou quelques mois seulement ? Les certifications enregistrées au RNCP par France Compétences sont ta meilleure option ! Deux principaux formats à connaître :
- Le titre professionnel (TP), délivré par le ministère du Travail : conseiller de vente, assistant commercial, négociateur technico-commercial, assistant ressources humaines, gestionnaire de paie, développeur web et web mobile…
- Le certificat de qualification professionnelle (CQP), délivré par une branche : employé de magasin, gestionnaire administration des ventes, animateur opérationnel en magasin…
Si tu as besoin d’une aide pour le financement, tu peux avoir recours au Compte personnel de formation (CPF).
Fais une pause pour mieux repartir
Tu es dans le flou et tu ne veux surtout pas t’engager à l’aveugle sur un nouveau cursus ? Prendre le temps est une décision valide. Deux dispositifs bien encadrés existent pour ne pas rester sur le canapé :
- Le service civique : réservé aux 16-25 ans (30 ans si tu es en situation de handicap), il te permet de t’engager de 6 à 12 mois sur une mission d’intérêt général (culture, environnement, éducation, solidarité, sport, santé).
- Le VIE (Volontariat International en Entreprise) : accessible dès 18 ans, il t’envoie de 6 à 24 mois à l’étranger dans une entreprise française. C’est l’idéal pour tester une envie d’international avant un cursus long en école de commerce ou en langues !
Passe à l’action : le calendrier et les démarches
Une réorientation, ça se prépare. Selon le moment où tu bascules, deux calendriers cohabitent en France.
Pour la rentrée classique (septembre) :
- Parcoursup pour tout ce qui est nouveau BTS, BUT, licence en L1 ou école post-bac : vœux entre janvier et mars
- e-candidat pour les licences universitaires (L2, L3) : envoi du dossier entre mars et juin
- Portails propres aux écoles de commerce et écoles spécialisées : dossier et concours entre janvier et mai
Pour une rentrée décalée (janvier, février ou mars) : de nombreuses écoles spécialisées ouvrent des places en cours d’année. Envoie ton dossier dès novembre pour ne pas rater le coche !