Communication multimédia, droit des contrats internationaux, logistique et supply chain, marketing international, suivi des opérations et reporting : ce qui est sûr et certain, c’est que tu ne ressors pas du BTS CI sans rien. Au contraire, en deux ans, tu as emmagasiné en tas de connaissances et de compétences qui te seront utiles à l’avenir, que tu finisses par obtenir le BTS commerce international ou que tu entames un autre parcours.
Tu as raté ton BTS CI et tu ne sais pas trop comment rebondir ? Heureusement, plusieurs portes s’ouvrent à toi, selon ce que tu as appris à aimer, ou au contraire, ce que tu ne veux plus jamais avoir au programme !
BTS CI : remonte sur le navire
Le commerce international reste ton projet et ton échec te laisse un goût d’inachevé ? Avant de mettre les voiles, retente le diplôme. Trois options s’offrent à toi.
Reprendre la 2e année dans ton établissement d’origine
Les étudiants ajournés au BTS bénéficient d’un droit à la réinscription en 2e année, une seule fois, sous réserve de l’accord du chef d’établissement. Tu retrouves tes profs, tes camarades de promo (ou une nouvelle promo), un cadre auquel tu es habitué et un programme où tu peux cibler tes efforts sur les matières qui t’ont fait défaut.
Si tu fais ça, tu peux prendre ton premier passage aux examens comme une préparation. Cette fois-ci sera la bonne !
À noter : si tu finis par obtenir ton BTS CI et que tu souhaites poursuivre tes études supérieures en bac+3, tu peux opter pour la licence pro mention métiers du commerce international.
Miser sur le CNED pour le confort du distanciel
Tu ne te vois pas repasser un an sur les bancs de l’école, à devoir réécouter les cours de tes profs et prendre des notes toute la journée ? Il y a une option pour toi : le Centre National d’Enseignement à Distance (CNED), établissement public de référence pour la formation à distance, propose le BTS CI avec cours, devoirs corrigés et suivi pédagogique en ligne. Tu bosses depuis chez toi, certes, mais avec un vrai cadre.
Tenter le diplôme en candidat libre
Tu as accumulé de l’expérience professionnelle dans un secteur lié à celui du commerce international ? Cette voie pourrait peut-être t’intéresser dans le cas où tu voudrais reprendre tes études. Ici, tu t’inscris de manière autonome aux épreuves du BTS CI auprès du rectorat, sans passer par une formation encadrée. Tu travailles seul, à ton rythme, à l’aide de supports que tu auras trouvés toi-même. Ambitieux, mais pas impossible !
Si tu envisages plutôt de tout recommencer depuis le début (1re année de BTS, BUT ou licence dans un autre domaine), n’oublie pas de passer par Parcoursup pour candidater aux formations post-bac. Les inscriptions démarrent en décembre-janvier, ne rate pas le coche !
BTS un jour, BTS toujours : quel plan B ?
Envie de rester dans l’univers du BTS mais de changer d’angle ? Plusieurs BTS d’un domaine proche peuvent t’accueillir en 2e année sur dossier, à condition que les enseignements se rejoignent suffisamment. Si ce n’est pas le cas, tu peux toujours repartir de zéro :
- BTS NDRC (négociation et digitalisation de la relation client) : parfait si tu veux te tourner vers la relation client digitale, le e-commerce et la vente à distance. Les langues restent utiles mais l’international n’est plus au cœur du programme.
- BTS MCO (management commercial opérationnel) : oriente-toi vers le pilotage d’un point de vente et l’animation d’équipe. Tes connaissances en commerce seront un atout.
- BTS tourisme : la passerelle idéale pour ceux qui aiment le contact avec l’étranger et les langues, mais avec un angle voyage et culture plutôt que négociation commerciale.
- BTS GTLA (gestion des transports et logistique associée) : tu as adoré tes cours de logistique et supply chain, fiscalité et douane ? Rejoins la voie de l’import-export, avec des débouchés dans les entreprises qui gèrent des flux internationaux.
- BTS GPME (gestion de la PME) : pour devenir le bras droit polyvalent d’un dirigeant de petite entreprise, avec des missions administratives, commerciales, comptables et RH.
- BTS SAM (support à l’action managériale) : orienté assistanat de direction dans les grandes structures, avec une forte dimension internationale possible selon les employeurs.
Pour intégrer l’un de ces BTS en 2e année, il te faudra déposer un dossier auprès de l’établissement visé, avec tes notes de 1re année de BTS CI et une lettre de motivation convaincante. Tu peux aussi être amené à passer un entretien de motivation. Renseigne-toi suffisamment tôt auprès de l’établissement convoité pour savoir s’il existe des passerelles possibles. Sinon, il faudra repasser par la case Parcoursup.
Envie de décrocher un bac+3 ? Cap sur le BUT
Tu vises plutôt le grade de licence ? Tu peux l’obtenir grâce au BUT ! Le BUT (bachelor universitaire de technologie) est un diplôme national de bac+3 délivré en IUT, qui bénéficie de la même reconnaissance que la licence universitaire.
Trois BUT sont particulièrement adaptés à ton profil :
- BUT techniques de commercialisation (TC), avec plusieurs parcours dont business international : achat et vente qui est une suite cohérente.
- BUT gestion des entreprises et des administrations (GEA), plus généraliste sur la gestion et le pilotage d’entreprise. Utile si tu veux te rediriger vers le management ou la gestion.
- BUT information-communication, si tu as trouvé ta voie dans les langues et la culture internationale mais que tu veux plutôt basculer vers le journalisme, la communication ou l’événementiel.
Selon ton dossier et l’IUT qui t’accueille, tu peux peut-être tenter d’intégrer le cursus directement en 2e année. L’admission passe par un dossier bien travaillé et parfois un entretien, ou bien par Parcoursup si tu reprends tout depuis le début.
Et pourquoi pas une licence à l’université ?
Si tu veux te lancer dans un cursus universitaire plus long et généraliste, avec un objectif master, plusieurs mentions de licence s’ouvrent à toi. L’entrée se fait généralement en L1, voire en L2 :
- Licence LEA (Langues Étrangères Appliquées), mention taillée pour les profils qui veulent croiser deux langues vivantes avec le monde de l’entreprise (commerce international, marketing, tourisme, traduction).
- Licence LLCER (Langues, Littératures et Civilisations Étrangères et Régionales), plus littéraire et culturelle, pour ceux qui veulent approfondir une langue et sa civilisation. Après, tu peux viser les métiers de la traduction, de la médiation culturelle, du tourisme culturel ou de l’enseignement.
- Licence économie-gestion, pour une voie plus généraliste, mais qui reste en accord avec les enseignements du BTS CI (culture économique, juridique et managériale, etc.)
- Licence information-communication, si tu veux bifurquer vers les métiers du journalisme, des relations publiques ou de la communication d’entreprise, tout en gardant tes atouts linguistiques et internationaux.
Un point de vigilance à noter : tu t’en doutes, mais les cours à la fac ne ressemblent pas du tout à ceux en BTS. Tu travailles beaucoup plus en autonomie et personne n’ira vérifier que tu as bien appris ton cours. Si l’université est une option que tu envisages, il va falloir s’accrocher !
Le bachelor spécialisé : le chouchou pour trouver chaussure à son pied
Tu veux rester dans quelque chose de plus encadré, avec des expériences sur le terrain et des rencontres avec des actifs ? Direction le bachelor en école privée.
Les bachelors en commerce international
Plusieurs écoles de commerce proposent des bachelors dédiés au commerce international, à l’import-export ou au business de manière plus générale. Tu peux viser des écoles telles que l’ESCE, l’INSEEC, KEDGE Business School, PSB (Paris School of Business), EM Normandie ou encore ESGCI, orientée internationale.
Ces écoles sont généralement accessibles sur concours. N’hésite pas à te renseigner sur les différentes modalités d’admission et sur les dates d’inscription aux concours.
Les bachelors en tourisme
Le tourisme est un secteur qui aime les profils polyglottes et internationaux, avec des débouchés variés (agences de voyage, hôtellerie de luxe, tourisme culturel, événementiel touristique). Parmi les écoles qui peuvent t’intéresser, on retrouve l’École Tunon, Vatel, ESCAET ou ISTHIA.
Si tu aimes la vibe des écoles de commerce, mais que tu veux suivre un cursus dans le tourisme, tu peux aussi opter pour un bachelor tourisme au sein de l’ESG tourisme, l’école de management du tourisme.
Les bachelors en journalisme
Ta passion pour l’international peut aussi se traduire en carrière de reporter, correspondant à l’étranger ou journaliste de presse écrite spécialisé dans les sujets internationaux.
Il existe plusieurs écoles reconnues par la profession : CFJ à Paris, EJT à Toulouse et ESJ à Lille. Tu peux aussi passer par d’autres établissements, comme Science Po Paris, IPJ Paris-Dauphine, les IUT de Lannion et Cannes ou encore les universités qui délivrent des masters en journalisme : Celsa à Sorbonne Université Paris, CY à Cergy Paris université, EJCAM à Aix-Marseille Université, EPJT à l’université de Tours, etc.
Les bachelors en communication et relations publiques
Enfin, si ton truc c’est plutôt la communication, les relations publiques ou l’influence à l’international, les écoles de communication te tendent les bras : EFAP, ISCOM, Sup de Pub, avec des programmes internationaux pour certaines et des MBA spécialisés dans les relations publiques et les médias internationaux pour d’autres.
Encore une fois, pour l’admission, le mieux est de te renseigner auprès de l’école.
Et si tu prenais une pause pour préciser ton projet ?
Rebondir tout de suite dans une nouvelle formation n’est pas la bonne option pour tout le monde. Si tu sens que tu as besoin de recul et de te frotter au terrain avant de repartir, une pause d’un an peut te faire un bien fou. Et quand on vient du BTS CI, elle peut prendre des formes particulièrement stimulantes, avec l’international et les langues au cœur :
- Un PVT (Programme vacances-travail) pour voyager et travailler en même temps à l’étranger. 17 pays font partie du programme : Australie, Argentine, Brésil, Canada, Colombie, Mexique, Nouvelle-Zélande, etc.
- Un VIE (Volontariat international en entreprise), avec des missions de 6 à 24 mois dans une filiale française à l’étranger et une indemnité mensuelle à la clé.
- Un service civique à l’international, souvent dans une association humanitaire, culturelle ou de coopération.
- Un séjour au pair dans une famille anglophone, hispanophone ou germanophone, pour une immersion totale dans une nouvelle langue.
- Un séjour linguistique de minimum 2 semaines, pour développer tes compétences dans la langue de ton choix, les pays anglophones et hispanophones étant des valeurs sûres.
Toutes ces expériences musclent ton CV avec des compétences internationales que les recruteurs adorent et te laissent le temps de mûrir ton projet d’études. Un an bien investi vaut souvent mieux qu’une année de plus passée à contrecœur en formation !





