Ton BTS Maintenance des Systèmes (MS) touche à sa fin, et avec lui, deux années post-bac à apprendre à diagnostiquer les pannes, réparer et fiabiliser des équipements industriels.
Avec ton diplôme presque en poche, une question te trotte forcément dans la tête : et maintenant, on fait quoi ? Deux chemins s'ouvrent à toi, poursuivre tes études vers un bac+3 ou entrer directement dans le monde professionnel. Diplomeo te présente toutes les voies possibles après un BTS Maintenance des systèmes !
Poursuis tes études après un BTS Maintenance des Systèmes
Ton BTS Maintenance des Systèmes t'ouvre les portes du marché du travail, mais un bac+3, voire un bac+5, te donne accès à des métiers plus qualifiés et à une meilleure rémunération de départ. L'avantage, c'est que ta poursuite d'études prolonge naturellement l'option suivie pendant ton BTS.
La licence pro, la suite naturelle
En un an, la licence professionnelle te fait passer du niveau bac+2 au bac+3 sans t'éloigner du monde professionnel. Ta spécialisation dépend de ton option d'origine en BTS Maintenance des Systèmes : l'option A oriente vers la maintenance industrielle et l'automatisme, l'option B vers l'énergétique et le génie climatique, l'option C vers les énergies renouvelables. Plusieurs mentions correspondent à ces profils :
- Licence pro maintenance des systèmes industriels de production
- Licence pro maintenance et technologie
- Licence pro métiers de l'énergétique, de l'environnement et du génie climatique
- Licence pro maintenance des systèmes pluritechniques
- Licence pro maîtrise de l'énergie et énergies renouvelables
Ces formations se préparent en majorité en alternance, un vrai atout pour accumuler de l'expérience professionnelle en entreprise. Tu candidates sur dossier auprès de l'université ou de l'IUT (Institut universitaire de technologie). Le DEUST maintenance des systèmes pluritechniques mène au même niveau bac+3, sur deux ans cette fois.
Le BUT GIM, pour une formation plus complète
Le BUT Génie Industriel et Maintenance (GIM) est l'autre grande porte vers le bac+3. Contrairement à la licence pro qui se boucle en un an, ce cursus universitaire s'étale sur trois ans et délivre un diplôme de niveau 6 reconnu partout. Avec ton BTS Maintenance des Systèmes, tu n'es pas obligé de repartir du début : des passerelles te permettent d'intégrer directement la deuxième année du BUT sur dossier, à condition d'afficher un bon niveau et d'excellentes notes.
Le BUT GIM te forme à la maintenance des systèmes pluritechniques, ceux qui mêlent mécanique, électricité, thermique et automatismes, avec une vraie place accordée aux technologies de diagnostic comme l'analyse vibratoire ou la thermographie.
Dès la deuxième année, tu choisis entre deux parcours : Management, Méthodes et Maintenance Innovante, tourné vers l'organisation et le pilotage des équipes, et Ingénierie des Systèmes Pluritechniques, davantage centré sur les productions automatisées et robotisées. La formation se prête bien à l'alternance, un rythme qui te met un pied en entreprise dès le début du cursus.
La prépa ATS pour devenir ingénieur
Si tu vises le titre d'ingénieur, la classe préparatoire ATS (adaptation technicien supérieur) est la voie la plus balisée. Cette prépa d'un an est spécialement conçue pour les titulaires d'un BTS ou d'un BUT industriel : elle reprend et consolide tes bases en mathématiques, en physique et en sciences de l'ingénieur, là où un bac+2 technique laisse parfois des lacunes face aux attendus des grandes écoles.
Au terme de l'année, tu passes les concours d'entrée des écoles d'ingénieurs publiques, parmi lesquelles les réseaux Polytech, les ENSI ou l'ENSEA. Le rythme est dense, il faut s'accrocher, mais la récompense est à la hauteur : tu accèdes à des écoles qui te resteraient fermées avec un dossier classique de technicien, et tu ouvres la porte à des métiers dans l'ingénierie, de bureau d'études ou d'encadrement d'équipe.
L'école d'ingénieurs, directement après ton BTS
La prépa n'est pas un passage obligé pour devenir ingénieur. En effet, plusieurs écoles recrutent directement les titulaires d'un BTS MS sur dossier et entretien, en particulier dans les filières maintenance, génie industriel, mécanique ou énergétique.
Le cursus s'étale alors sur trois ans, et il se déroule très souvent en alternance : tu partages ton temps entre les cours à l'école et les missions en entreprise, ce qui te permet de financer ta formation et d'arriver sur le marché du travail avec une vraie expérience terrain. À la sortie, tu ne vises plus des postes de technicien mais de cadre en exerçant des métiers comme ingénieur maintenance, responsable méthodes, chef de projet industriel ou ingénieur fiabilité.
Entrer dans le monde professionnel après un BTS Maintenance des Systèmes
Le BTS MS fait partie des diplômes industriels qui recrutent le plus vite. Les techniciens de maintenance figurent parmi les métiers les plus recherchés par les entreprises, et les trois options du BTS ouvrent chacune sur des postes bien identifiés. Selon ta spécialité et le secteur qui t'attire, plusieurs professions te tendent les bras dès l'obtention de ton diplôme.
Technicien de maintenance industrielle
Le technicien de maintenance industrielle est le débouché phare si tu as opté pour l'option A (systèmes de production) du BTS MS. Tu interviens sur les lignes de production d'une usine pour prévenir les pannes, réparer les équipements et limiter les arrêts machine qui coûtent cher aux entreprises.
Un métier de terrain, souvent organisé en équipes postées (les fameux 3×8), au cœur de l'activité industrielle. Côté rémunération, tu démarres entre 22 400 et 29 800 euros brut annuels, et un profil confirmé grimpe jusqu'à 43 800 à 50 500 euros brut par an, l'un des meilleurs niveaux accessibles avec ce diplôme.
Technicien de maintenance CVC
Voilà le cœur de cible de l'option B (systèmes énergétiques et fluidiques). Le technicien de maintenance CVC installe, entretient et dépanne les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation, dans l'industrie comme dans le tertiaire ou l'hôpital.
Un secteur porté par la rénovation énergétique et le déploiement des pompes à chaleur, qui ne connaît pas la crise. La rémunération débute entre 21 900 et 25 200 euros brut annuels, et atteint 33 800 à 40 500 euros brut par an avec de l'expérience, sans compter les primes d'astreinte et de déplacement fréquentes dans ce métier.
Technicien de maintenance éolienne
Le technicien de maintenance éolienne est l'un des métiers qui découle de l'option C (systèmes éoliens), en pleine expansion avec le développement des parcs onshore et offshore. Tu assures la maintenance des éoliennes, un travail en hauteur et en extérieur qui demande une bonne condition physique et le goût du terrain.
En contrepartie des contraintes, notamment les déplacements et l'intervention en mer pour l'offshore, les rémunérations sont attractives dès le départ et l'employabilité est excellente, dans une filière portée par la transition énergétique.
Chef d'équipe et responsable maintenance
Devenir chef d'équipe ou responsable est rarement accessibles après un BTS MS, mais ils constituent la suite logique après quelques années d'expérience dans le monde professionnel, quelle que soit ton option de départ au BTS.
Tu passes alors de l'intervention technique à l'encadrement : tu organises le travail d'une équipe, tu planifies la maintenance préventive et tu gères le budget du service. C'est le premier vrai palier vers des fonctions d'encadrement, avec une rémunération qui suit la montée en responsabilité.





