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Les attendus Parcoursup de la licence d’histoire

Tu es passionné d’Histoire et tu cherches à comprendre les enjeux actuels à travers l’étude des événements passés ? La licence d’histoire pourrait bien être ton prochain chapitre. Mais avant de valider ce vœu sur Parcoursup, autant savoir ce que les universités attendent vraiment de toi. On fait le point !
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La licence d’histoire fait partie du top 10 des licences les plus demandées sur Parcoursup avec près de 75 000 vœux émis lors de la session 2025. Et pour cause, entre les intrigues de cour, les révolutions qui font trembler les trônes et les civilisations disparues, il y a de quoi captiver les esprits curieux.

Si tu es intéressé par cette formation diplômante, sache que les universités ont défini des attendus nationaux pour t’aider à savoir si tu as l’étoffe d’un futur historien.

On te rassure tout de suite : ce ne sont pas des critères éliminatoires. Il n’empêche qu’il faut connaître les compétences demandées avant de te lancer dans l’aventure. Diplomeo te décrypte les attendus de la licence histoire !

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Quels sont les attendus nationaux Parcoursup pour intégrer une licence d’histoire ? 

La licence mention histoire est proposée dans près de 80 universités sur l’ensemble du territoire français. Les fiches Parcoursup mettent en avant sept attendus essentiels qui correspondent aux compétences que tu devras mobiliser tout au long de tes trois années sur les bancs de la fac. Spoiler alert : nul besoin d’être une encyclopédie sur pattes pour y arriver.

1/ Être à l’aise à l’oral et à l’écrit 

En histoire, la plume est ton épée (et on espère pour toi, pas une épée de Damoclès). Tu vas enchaîner dissertations, commentaires de documents et exposés oraux. Les universités veulent des étudiants capables de décortiquer un texte, de construire une argumentation béton et de s’exprimer avec clarté. Si tu adores débattre et que tu ne rechignes pas à noircir des pages, tu pars avec une longueur d’avance.

2/ Avoir un bon niveau en langues 

Les cours de langues sont obligatoires en licence d’histoire. Eh oui, car les sources historiques ne parlent pas toutes français ! Pour plonger dans les archives anglaises du Moyen Âge, celles d’Espagne pendant la colonisation ou les traités allemands du XXe siècle, mieux vaut ne pas être largué en langues vivantes. Un niveau B1 minimum est attendu, c’est-à-dire être capable de lire, comprendre et t’exprimer de manière autonome.

3/ Avoir une rigueur scientifique 

L’histoire, c’est une véritable science. On formule des hypothèses, on analyse des sources, on croise les données, on tire des conclusions. Fini le par cœur des dates : place à l’esprit critique et au raisonnement logique.

4/ Faire preuve de curiosité intellectuelle pour les sciences humaines 

Étudier l’histoire après le bac, ce n’est pas que des dates et des batailles. Tu vas aussi croiser la sociologie, la géographie, la philo, l’histoire de l’art… L’objectif ? Comprendre le phénomène humain dans toute sa richesse et sa complexité. Si tu es du genre curieux que tu aimes décrypter le monde et comprendre comment fonctionnent les sociétés d’hier et d’aujourd’hui, tu es au bon endroit.

5/ L’autonomie, ta compétence clé 

À la fac, personne ne va vérifier si tu as fait tes devoirs. L’autonomie est primordiale. Tu devras organiser tes révisions, compléter tes cours par des lectures personnelles et gérer ton temps comme un grand. Les CM (cours magistraux) ne sont pas toujours obligatoires, et les partiels arrivent vite : à toi de te créer un rythme de travail régulier. Le prix de la liberté, certes, mais celui de la responsabilité aussi.

6/ Aimer jouer les détectives

Prépare-toi à passer du temps à fouiller les archives, éplucher des bases de données et croiser des sources parfois contradictoires. Textes anciens, documents iconographiques, données statistiques, témoignages oraux… L’historien est un enquêteur qui doit rassembler des pièces pour reconstituer le passé. Si reconstituer un puzzle à partir de fragments éparpillés te fait vibrer, tu vas t’épanouir en licence d’histoire.

7/ Avoir une appétence pour les questions d’actualité et d’économie

L’histoire ne vit pas dans une bulle, car c’est une discipline qui fait écho à l’actualité, la politique ou encore l’économie. Impossible de comprendre la montée des nationalismes au XIXe siècle sans saisir les enjeux économiques de l’époque ou d’analyser la Guerre froide sans te familiariser avec les systèmes politiques en présence. Suivre les débats de société, comprendre les enjeux contemporains : tout ça nourrit ta réflexion d’historien. Le passé éclaire le présent, et vice versa.

Tu n’as pas pris HGGSP au lycée ? Pas de panique ! 📚

Même si la spécialité HGGSP est fortement recommandée pour suivre des études d’histoire, ce n’est pas pour autant rédhibitoire. Ce qui compte vraiment, c’est ta motivation et ta curiosité. Si tu dévores les bouquins d’histoire et que l’actu te passionne, les portes restent grandes ouvertes.

Les attendus locaux : chaque université a ses exigences 

Au-delà du tronc commun, chaque université dispose de ses propres attendus locaux. Un conseil, si ce n’est pas déjà fait, c’est de jeter un œil sur la fiche détaillée de chaque formation sur Parcoursup pour connaître leurs attentes spécifiques.

Dans les universités parisiennes, c’est le dossier scolaire qui prime. À l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne classe en priorité les candidats ayant suivi la spé HGGSP et scrute tes notes au bac de français, tandis que Sorbonne Université exige un niveau d’écrit irréprochable et voit d’un bon œil la pratique des langues anciennes. Si tu optes pour une double licence histoire-géographie, il te faudra en plus prouver ta culture générale par des lectures personnelles ou des visites de musées.

À l’université de Lille, c’est une autre philosophie : la fac mise sur ton parcours personnel. Volontariat, engagement associatif, séjours à l’étranger, pratique artistique… Ici, ce que tu fais en dehors des cours compte autant que tes bulletins. Même logique à l’université de Lorraine pour le parcours prépa IEP, où l’on attend surtout une vraie cohérence dans ton projet et une lettre de motivation sans formules bateaux.

Comment valoriser ton profil pour la licence d’histoire sur Parcoursup ? 

Tu connais les attendus. Maintenant, il faut les mettre en scène dans ta candidature ! Dans ton dossier Parcoursup, les jurys vont naturellement scruter tes résultats en histoire-géographie, mais aussi en français, en philosophie et dans tes spécialités, comme HGGSP et SES. Inutile de viser la perfection ou d’enjoliver ton dossier : ce qui compte, c’est la régularité et la dynamique. Un élève qui part à 12 de moyenne pour finir à 15 marque des points, car les jurys adorent les profils qui montrent une capacité à progresser et à se dépasser.

Au moment d’écrire ta lettre de motivation, c’est le moment de raconter ton histoire. Les responsables pédagogiques reçoivent des centaines de dossiers : pour sortir du lot, il faut leur donner envie de te rencontrer. Comment ? En leur montrant que tu ne te contentes pas d’apprendre l’histoire, tu la vis.

Tu dois valoriser tout ce qui prouve ta curiosité, et pas seulement ce que tu as vu en cours. Parle de ta visite au Mémorial de Caen, du témoignage de ton grand-père sur son service militaire en Algérie, un livre sur Louis XIV qui t’a marqué ou tes soirées passées à binge-watcher Secrets d’Histoire avec Stéphane Bern. Ces petits détails font mouche, car ils montrent que l’histoire, pour toi, ce n’est pas qu’une matière scolaire, mais une vraie passion.

 

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