Bientôt la fin des interrogations pour le budget des universités

Six mois déjà que les universités françaises attendent de connaître la répartition des 2 milliards d’euros que l’Etat leur doit. Le 21 ou le 28 avril prochain, le suspense prendra fin.

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Six mois déjà que les universités françaises attendent de connaître la répartition des 2 milliards d’euros que l’Etat leur doit. Le 21 ou le 28 avril prochain, le suspense prendra fin.

C’est devant le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), l’instance consultative qui représente la communauté universitaire, que le gouvernement par le biais de la ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem dévoilera la répartition des 2 milliards d’euros qu’attendent les universités au titre du budget 2015.

Cette délibération sera aussi l’occasion de connaître les facultés que l’Etat choisit de ponctionner pour être trop économes. En effet, 1,5 milliard d’euro dormiraient dans les caisses de certains établissements. En décembre dernier, le président de la République avait déjà rappelé que l’argent confié par l’Etat doit impérativement être investi et non thésaurisé.

Lille II, Panthéon-Assas, Paris-Ouest et l’université d’Artois devraient quant à elles rendre à Bercy une centaine de millions d’euros, elles font partie des universités ayant plus de 60 jours de fonds de roulement quand la loi n’en impose que trente.

Si les établissements concernés sont au courant depuis plus d’un an de ces prélèvement, les principaux représentants, la CPU et la Conférence des Grandes Ecoles s’y opposent, déclarant dans un communiqué daté du 16 février « Il nie l’autonomie des établissements, la responsabilité de leurs dirigeants, pénalise les bons gestionnaires et leur capacité à élaborer et conduire, au bénéfice des étudiants, une politique ambitieuse d’investissement favorable à la formation, la recherche et l’innovation ».

Côté politique aussi quelques voix s’élèvent qui considèrent que les universités doivent rester autonomes et libres d’investir et d’économiser sans que l’Etat n’ait à intervenir. 

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