Quelles études pour devenir vétérinaire ?

Tu es actuellement au lycée et tu souhaites devenir vétérinaire plus tard ? Diplomeo te dévoile les études pour y parvenir ! 
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Soigner un chaton ou un chien tremblant et rassurer un maître au bord des larmes : le quotidien du vétérinaire fait rêver des milliers de lycéens chaque année. Sauf que derrière la blouse et les câlins aux animaux, il y a l'un des parcours les plus sélectifs de l'enseignement supérieur français.

Chaque année, près de 5 000 candidats se pressent au concours post-bac pour devenir vétérinaire, avec seulement quelques centaines de places à la clé. Rassure-toi, il n'existe pas une seule route vers le diplôme : plusieurs voies mènent aux écoles vétérinaires, avec des points d'entrée différents selon ton parcours et ton projet professionnel. Diplomeo te présente les études pour devenir vétérinaire !

Tu vises les écoles vétérinaires après le bac ? 🐾

Quelles voies d'accès pour devenir vétérinaire ?

Pour exercer le métier de vétérinaire, tu peux tenter ta chance dès le lycée et passer le concours en terminale via la plateforme Parcoursup. Il est également possible de passer le concours pendant tes études supérieures. On voit ça ensemble !

La voie post-bac, directement après le lycée

Depuis l'enfance, tu en es convaincu : plus tard, tu veux soigner et t'occuper des animaux. Dans ce cas, tu peux passer, dès le lycée, le concours commun des écoles nationales vétérinaires sur Parcoursup, sans détour par une autre formation. En 2026, 280 places sur les quatre écoles publiques en France. La condition ? Être en terminale général et passer ton bac pour la première fois, ce qui écarte les bacheliers des années précédentes et ceux issus des filières technologiques.

Cette candidature post-bac ne se résume pas à un tri de dossiers et la sélection se joue en deux temps. Les jurys d'admission vont d'abord regarder  tes bulletins de première et de terminale, avec un œil appuyé sur les matières scientifiques. Si ton dossier passe ce premier filtre mi-avril, tu enchaînes fin avril sur 4 entretiens oraux. Le but n'est pas de réciter ton cours, mais de montrer que tu sais construire un raisonnement et que tu comprends les enjeux de santé et de bien-être animal.

Le vrai atout de cette voie, c'est qu'elle ne te coûte rien pour l'avenir. Ainsi, tu peux donc le tenter le concours dès la terminale sans pression, et intégrer une autre formation si ça ne passe pas. Tout se joue en amont, sur le choix de tes spécialités : la spé SVT est vivement conseillée dès la première, avec les maths et la physique-chimie. Ce trio te prépare aussi bien au concours qu'à ce qui t'attend pendant les cours à l'école vétérinaire.

La prépa BCPST, pour viser les écoles après deux ans

Tu n'as pas eu le déclic dès la terminale, ou tu préfères te donner plus de temps pour muscler ton niveau scientifique ? La prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre) est faite pour ça. Pendant deux ans après le bac, tu te familiarises avec les sciences du vivant pour préparer le concours commun vétérinaire. Et là, gros avantage : si tu décroches le concours, tu entres directement en deuxième année du cursus véto.

Cette prépa ne se limite pas qu'aux écoles vétérinaires. Le même concours ouvre aussi les portes des écoles d'agronomie et de plusieurs écoles d'ingénieurs du vivant. Si ton projet véto venait à bouger en cours de route, tu ne te retrouves pas coincé : tu gardes plusieurs sorties possibles avec le même bagage.

Une chose à savoir quand même : la prépa BCPST demande un vrai investissement. Le programme est chargé et le rythme soutenu, avec des colles régulières qui te poussent à rester à jour semaine après semaine. Rien d'insurmontable si tu es motivé, et cet effort te sert doublement, puisque tu arrives au concours solidement préparé, avec des bases scientifiques que tu réutiliseras tout au long de tes études.

Licence, BUT ou BTSA : les voies après un bac+2

Ton projet de devenir vétérinaire s'est dessiné une fois dans le supérieur ? Tout n'est pas perdu ! Que tu sois en licence, en BUT ou en BTSA, il existe un concours taillé pour ton profil, qui te fait entrer directement en deuxième année du cursus vétérinaire une fois décroché.

Si tu es en licence de sciences de la vie ou en biologie, tu vises le concours B, accessible dès que tu as validé ta L2. Plusieurs universités proposent un parcours spécial qui prépare ce concours en parallèle de ta licence, et ils sont répartis un peu partout en France :

  • le parcours Biologie Véto Agro (BVA) à Nantes Université, intégré à la licence Sciences de la Vie
  • le cursus Bioconcours à l'Université Claude Bernard Lyon 1, en L2 mention Sciences de la Vie
  • la préparation Agro-Véto de l'Université Paris Cité, dès la L2
  • le parcours Prépa Concours Agro Véto de l'Université de Montpellier

Ces cursus sont sélectifs, avec des effectifs très réduits, mais ils te laissent un plan B : même sans le concours, tu repars avec ta licence en poche pour continuer vers un master.

Avec un BTS agricole, c'est une autre porte qui s'ouvre. Tu passes le concours BTSA/BTS dès ta deuxième année, puis tu intègres une classe passerelle d'un an, la classe Agro-Véto post-BTSA/BTS, avant de rejoindre l'école de vétérinaire. Certaines spécialités sont particulièrement adaptées à cette voie :

  • le BTSA Productions animales, très apprécié pour la connaissance de l'élevage
  • le BTSA ANABIOTEC (analyses agricoles, biologiques et biotechnologiques)
  • le BTSA Sciences et technologies des aliments

Du côté du Bachelor universitaire de technologie, c'est le BUT Génie biologique qui mène aux écoles vétérinaires, avec son propre concours dédié, présentable en deuxième ou troisième année. Ces passerelles prouvent qu'un premier diplôme technique ne t'éloigne pas de la profession, bien au contraire : les écoles apprécient ces profils de terrain, déjà familiers du monde animal et de l'élevage.

Dans quelles écoles vétérinaires étudier en France ?

Une fois le concours en poche, direction l'une des écoles habilitées à former les futurs vétérinaires. La France en compte 5, et le paysage a un peu bougé ces dernières années avec l'arrivée d'un établissement privé aux côtés des 4 écoles publiques historiques.

Ainsi, les 4 écoles nationales vétérinaires (ENV) publique forment l'ossature publique du système, toutes placées sous la tutelle du ministère de l'Agriculture. Tu les retrouves aux quatre coins de l'Hexagone :

  • l'ENV d'Alfort (ENVA), à Maisons-Alfort, près de Paris, la plus ancienne puisqu'elle a été fondée en 1765
  • l'ENV de Toulouse (ENVT), ancrée dans le grand Sud-Ouest
  • Oniris, à Nantes, qui associe formation vétérinaire et ingénierie agroalimentaire
  • VetAgro Sup, à Marcy-l'Étoile près de Lyon

Dans ces établissements publics, les frais de scolarité restent contenus, autour de 2 850 € par an (en plus de la CVEC à 105 euros chaque année), avec une gratuité totale pour les étudiants boursiers. Un vrai argument quand on sait le prix que peut atteindre une formation d'un tel niveau ailleurs.

Depuis 2022, UniLaSalle Rouen, à Mont-Saint-Aignan, a ouvert ses portes. Installée au cœur d'une région agricole, cet établissement privé mise sur la proximité avec le monde rural et recrute uniquement après le bac, via un concours qui lui est propre. Son statut privé a toutefois un prix : compte environ 14 300 € par an sur les trois premières années, puis 18 900 € les trois suivantes.

Comment se déroulent les études de vétérinaire, jusqu'à la spécialisation ?

Une fois admis en école de vétérinaire, tu embarques pour un cursus de 6 ans au total, pensé pour te transformer petit à petit en praticien capable de soigner tout types d'animaux. Si tu es passé par le concours post-bac, tu démarres par une première année commune qui pose les bases scientifiques, avant de rejoindre le rythme des autres. Ceux qui arrivent après une prépa ou un bac+2 entrent, eux, directement en deuxième année.

Le gros du parcours, c'est le tronc commun, qui court de la 2ème à la 5ème année. Pendant ces 8 semestres, tu passes progressivement de la théorie à la pratique : anatomie, physiologie et pharmacologie au début, puis de plus en plus de formation clinique au contact des animaux. La validation de ces années te décroche le diplôme d'études fondamentales vétérinaires (DEFV), qui t'octroie le grade de master et une première autorisation d'exercer sous conditions.

À partir de la 6e année, la formation change complètement de visage. Appelée année d'approfondissement, elle te laisse choisir une orientation précise, ta « dominante », selon le métier que tu vises. C'est aussi le moment où tu prépares et soutiens ta thèse d'exercice : cette soutenance est la dernière marche avant le diplôme d'État de docteur vétérinaire (DEV), le sésame obligatoire pour exercer en France comme partout dans l'Union européenne.

Par ailleurs, tu enchaînes 100 jours de stages obligatoires sur l'ensemble du cursus, en clinique comme en élevage, et tu dois aussi valider une période de mobilité à l'étranger, de quelques semaines à un an, pour ouvrir ton horizon au-delà des frontières.

Une fois la formation terminée, certains diplômés choisissent de pousser vers une spécialisation, un peu comme un médecin qui deviendrait cardiologue ou dermatologue. La première étape passe souvent par un internat, une année intensive dans une filière précise (animaux de compagnie, animaux de production ou équidés), qui affine ta pratique clinique et prépare la suite.

Vient ensuite le résidanat, un programme exigeant de 3 ans qui te forme à une discipline pointue et débouche sur un titre de spécialiste reconnu, comme la chirurgie, la dermatologie ou l'ophtalmologie. Au bout du chemin, tu peux décrocher un diplôme d'études spécialisées vétérinaires (DESV), la référence française, ou un diplôme délivré par les collèges européens. Ces parcours ne concernent qu'une minorité de vétérinaires, mais ils montrent jusqu'où la formation peut te mener si tu veux devenir un véritable expert dans ton domaine.

Quels débouchés après des études de vétérinaire ?

Une fois ton diplôme en poche, une multitude de débouchés professionnels s'offrent à toi. Tu peux soigner les animaux de compagnie, suivre des troupeaux en milieu rural, te consacrer aux équidés, ou bifurquer vers la santé publique, la recherche ou l'industrie pharmaceutique. La demande est particulièrement forte dans les campagnes, où les vétérinaires manquent à l'appel : selon le ministère de l'Agriculture, la France accusait en 2023 un déficit de 800 à 1 000 vétérinaires, surtout en milieu rural. Le phénomène a même un nom, la « désertification vétérinaire », l'équivalent des déserts médicaux que connaissent les campagnes pour les médecins.

Côté rémunération, un vétérinaire salarié démarre en début de carrière autour de 28 000 à 33 500 € brut par an, soit entre 1 856 et 2 221 € nets par mois. Avec de l'expérience professionnelle, un poste à responsabilité ou une installation à son compte, un profil confirmé peut atteindre 51 500 à 57 500 € brut annuels, l'équivalent de 3 395 à 3 796 € nets par mois. Les revenus grimpent encore plus haut avec le statut de libéral, selon la clientèle et la région.

Tu l'auras compris, devenir vétérinaire demande de la patience et un vrai goût de l'effort, mais le métier reste l'un des plus riches qui soient pour qui aime les animaux. À toi de choisir la voie qui te rapprochera de ton premier cabinet vétérinaire !

Prêt à te lancer vers le métier de vétérinaire ? 🚀

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