Toi aussi, petit, tu jouais avec ta mallette de docteur ? Depuis, c’est un métier qui t’a toujours fasciné et que tu rêves d’exercer un jour ? Eh bien, réaliser ce rêve ne dépend que de toi !
Pour devenir médecin généraliste, il existe deux voies d’accès, PASS et L.AS, qui n’ont d’ailleurs pas fini de faire parler d’elles, puisqu’une nouvelle réforme des études de santé est prévue pour la rentrée 2027. C’est là un long parcours qui t’attend : 10 ans après le bac ! Autant dire que ces études sont longues, exigeantes et qu’il va falloir t’accrocher. Mais, si c’est réellement ce qui te fait vibrer, il n’y a aucune raison que tu ne réussisses pas ! On te dit tout sur les études pour devenir médecin généraliste.
Premier cycle : les 3 premières années qui posent les bases
Le premier cycle des études de médecine dure trois ans et se termine par l’obtention du DFGSM (Diplôme de Formation Générale en Sciences Médicales), reconnu au grade de licence (bac+3). Il commence par la fameuse première année, celle qui pose les fondations et sélectionne les étudiants qui pourront poursuivre en 2e année.
Depuis la réforme de 2020, deux voies te permettent d’entrer dans les études médicales, toutes deux accessibles via Parcoursup :
- Le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) : un parcours centré sur les sciences de la santé, avec une option au choix (droit, lettres, économie, langues, biologie…). Si tu valides ta 1re année et que ton dossier est sélectionné, tu peux candidater en médecine, maïeutique, odontologie ou pharmacie en 2e année. Attention : en cas d’échec, le redoublement n’est pas possible.
- La L.AS (Licence avec option Accès Santé) : une licence disciplinaire classique enrichie d’enseignements « accès santé ». En cas d’échec en études médicales, tu poursuis dans ta licence d’origine, ce qui te garantit un plan B.
Quelles spécialités du bac privilégier pour des études de santé ?
Les 2e et 3e années du DFGSM sont ensuite consacrées à l’enseignement des bases théoriques (anatomie, physiologie, microbiologie, sémiologie…) et aux premiers stages hospitaliers, histoire de mettre un pied dans le monde du soin dès le début du cursus. À la fin de la 3e année, tu décroches ton DFGSM et tu enchaînes directement sur le deuxième cycle.
Deuxième cycle : 3 ans d’externat pour te rapprocher des patients
Cap sur le deuxième cycle, qui dure lui aussi trois ans (4e, 5e et 6e années post-bac). Objectif final : décrocher ton DFASM (Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Médicales), reconnu au grade de master (bac+6). Et surtout, c’est le cycle où tu ranges tes cours théoriques pour aller enfin te frotter aux vrais patients. On appelle ça l’externat, et c’est le moment où tu commences à faire tes premières armes en blouse blanche dans les services hospitaliers.
Les études de médecine se font dans les facultés publiques, avec des droits d’inscription modérés (autour de 175 à 500 € par an selon le cycle, plus la CVEC de 105 €). Sur 10 ans, compte environ 3 000 € de frais universitaires cumulés. La note grimpe toutefois si tu optes pour un CPCM privé en 1re année (en moyenne 6 000 €/an) pour maximiser tes chances. À prévoir aussi : logement, matériel médical et manuels de cours.
Côté programme, la formation est axée sur les pathologies. La bonne nouvelle ? Tu passes désormais la moitié de ton temps en stages hospitaliers, avec le statut officiel d’étudiant hospitalier (et rémunéré). Tu tournes dans différents services (médecine interne, chirurgie, pédiatrie, gynécologie, psychiatrie, urgences…) et tu construis peu à peu ta vision globale du métier.
Puis vient le grand rendez-vous du cycle, celui qui fait grincer les dents de tous les étudiants en 6e année : les EDN (épreuves dématérialisées nationales). Ton classement à cet examen national détermine à la fois ta spécialité et ta ville d’internat pour les 4 années suivantes. Tu joues donc à la fois ton avenir professionnel et ton lieu de vie sur les 4 prochaines années, alors autant dire qu’il vaut mieux ne pas te rater !
Le classement des meilleures universités de médecine en France en 2026
Troisième cycle : deviens médecin généraliste après 4 ans d’internat
Le troisième cycle est en quelque sorte le vrai plongeon dans le métier. Ce cycle mène au DES de médecine générale (Diplôme d’Études Spécialisées), le sésame officiel de la spécialité.
L’internat se structure généralement autour de trois phases :
- La phase socle : elle dure 2 semestres. Tu découvres les bases de la médecine générale via des stages en cabinet libéral et à l’hôpital.
- La phase d’approfondissement : elle s’étale sur 4 semestres. Tu approfondis tes connaissances et réalises des stages spécialisés (pédiatrie, gynécologie, urgences, gériatrie, santé mentale…) pour te construire une expertise transversale.
- La phase de consolidation : elle occupe les 2 derniers semestres. Tu exerces en quasi-autonomie sous le statut de docteur junior, en cabinet ou en structure de santé, pour préparer ta pratique indépendante.
Tout au long de ces 4 ans, tu es rémunéré comme interne (salaire évolutif selon l’ancienneté) et tu bénéficies d’un tuteur, généralement un médecin généraliste installé qui te suit sur toute la durée du DES.
La thèse et le diplôme final : le mode d’emploi avant d’obtenir le DE de docteur en médecine
Pour clôturer officiellement tes 10 années d’études, deux étapes finales t’attendent : la soutenance de la thèse d’exercice et l’obtention du diplôme d’État de docteur en médecine. La thèse se prépare généralement pendant les dernières années d’internat et se soutient devant un jury universitaire. C’est un travail de recherche original portant sur un sujet médical de ton choix, souvent en lien avec ta pratique en cabinet.
Une fois la thèse validée et le DES obtenu, tu décroches ton diplôme d’État de docteur en médecine, mention médecine générale. Il te faudra ensuite t’inscrire au tableau de l’Ordre des médecins, étape obligatoire pour pouvoir exercer légalement en France.
Le médecin généraliste dispose d’une belle diversité de modes d’exercice une fois diplômé. Il peut s’installer en libéral, exercer en tant que salarié (centres de santé, hôpitaux, EHPAD…) ou combiner les deux avec une activité mixte. D’autres voies existent : PMI (Protection maternelle et infantile), ONG et humanitaire, médecine scolaire, recherche médicale ou encore médecine de prévention. Selon les données récentes de la DREES, 57 % des médecins généralistes exercent en libéral en France.
Qu’est-ce qu’on attend d’un médecin généraliste ?
Les études sont longues, exigeantes et parfois éreintantes. Avant de te lancer dans un cursus de 10 ans, prends 5 minutes pour te demander si le métier correspond vraiment à ta personnalité. Pour devenir médecin généraliste, tu dois cocher plusieurs cases :
- Être résistant à toute épreuve : les journées à rallonge, les gardes fatigantes, la pression constante et la fatigue qui s’accumule au fil des années… Ton corps et ton mental vont être mis à rude épreuve tout au long des études et bien au-delà.
- Avoir une bonne santé mentale : côtoyer la souffrance humaine au quotidien nécessite une stabilité intérieure béton. Sans ça, tu risques de te faire rattraper par l’épuisement pro rapidement.
- Être observateur : un bon diagnostic commence par observer, écouter, palper et surtout capter les détails que le patient n’extériorise pas forcément.
- Être à l’écoute : la relation soignant-soigné se construit sur la confiance. Empathie, patience et bienveillance sont tout aussi importantes que ton savoir médical.
- Savoir garder son sang-froid : quand une urgence arrive, tu dois prendre les bonnes décisions vite et bien, souvent seul face à la situation.
- Avoir un esprit de synthèse et une capacité d’analyse rapide : synthétiser les symptômes, croiser les infos et poser le bon diagnostic parfois en 15 minutes de consultation, voilà le quotidien d’un médecin généraliste.
- Avoir le sens des responsabilités : chaque prescription t’engage et chaque décision compte. Tu es soumis au code de déontologie médicale et au secret professionnel pendant toute ta carrière.
- Avoir envie d’apprendre en continu : la médecine évolue vite (nouveaux traitements, protocoles, technologies), donc un bon médecin ne cesse jamais de se former et de mettre à jour ses connaissances !
Si tu te reconnais dans la majorité de ces qualités, tu as tout ce qu’il faut pour te lancer dans les études de médecine générale. Sinon, d’autres métiers de la santé (infirmier, kinésithérapeute, ergothérapeute, sage-femme) pourraient tout à fait correspondre à ton envie de soigner et d’aider les autres.
Le métier de médecin généraliste, présenté par un expert sur Diplomeo





