Après une première salve mardi, l'épreuve de spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques rouvrait ses portes ce mercredi 17 juin 2026 pour une seconde fournée de candidats. Au programme, les mêmes règles du jeu : quatre heures de composition, un coefficient 16, et un sujet inédit à découvrir en ouvrant l'enveloppe.
Cette fois, les élèves de terminales ont planché sur les thèmes suivants : la protection de l'environnement à la résolution des conflits, en passant par la conquête de l'espace et des océans, le sujet du jour balayait une autre partie du programme. Voici les sujets de la spécialité HGGSP jour 2 du bac 2026 en France métropolitaine.
Les sujets de dissertation au bac HGGSP 2026
Au choix ce mercredi, deux sujets de dissertation aux périmètres très différents : l'un interrogeait le rôle de l'État dans la protection de l'environnement, l'autre balayait près de quatre siècles de résolution des conflits. Un format sous forme de question d'un côté, un sujet à large empan chronologique de l'autre.
Dissertation 1 : L'État, seul acteur de la protection de l'environnement ?
Formulé comme une question fermée, ce sujet appelait une réponse nuancée plutôt qu'un oui ou un non. Le petit mot « seul » portait tout le raisonnement : il invitait à reconnaître le rôle central de l'État, à travers ses politiques publiques et ses engagements internationaux, puis à montrer ses limites en convoquant les autres acteurs de la cause environnementale.
Ainsi, il fallait montrer que les ONG, les entreprises, les collectivités territoriales, les citoyens ou encore les institutions internationales comme l'ONU pouvaient être mobilisés pour démontrer que la protection de l'environnement repose sur une multiplicité d'échelles et d'acteurs. La COP, l'accord de Paris ou les conférences internationales sur le climat offraient des exemples concrets pour étayer cette dimension partagée de la gouvernance environnementale.
Dissertation 2 : Les acteurs et les modes de résolution des conflits depuis 1648
Le point de départ n'avait rien d'anodin : 1648, ce sont les traités de Westphalie, acte de naissance de l'État souverain moderne et de la diplomatie interétatique. Le sujet invitait à parcourir cette longue histoire de la résolution des conflits, des règlements négociés entre puissances jusqu'aux dispositifs multilatéraux contemporains.
Deux fils pouvaient structurer le devoir : les acteurs d'abord, des États aux organisations internationales comme la SDN puis l'ONU, en passant par les ONG et la diplomatie informelle ; les modes de résolution ensuite, du traité de paix classique à l'arbitrage, au maintien de la paix et à la justice pénale internationale. Les exemples ne manquaient pas, du congrès de Vienne en 1815 aux opérations de l'ONU, pour montrer comment les manières de faire la paix se sont transformées au fil des siècles.
L'étude critique de documents au bac HGGSP 2026
Après la dissertation, place à l'exercice imposé à tous : l'étude critique de documents portait cette année sur l'espace et les océans comme outils de la puissance des États, un thème absent des deux dissertations. Il s'agit de montrer en quoi ces deux domaines, maritime et spatial, sont devenus des leviers de puissance pour les États.
Deux documents très contrastés étaient proposés. Le premier, une Une du magazine américain Time datée de décembre 1968, mettait en scène la course à la Lune entre les deux Grands à travers une image saisissante, deux athlètes filant vers l'astre, l'un sous bannière étoilée, l'autre frappé de l'étoile rouge soviétique. Un document iconographique qui renvoyait à la dimension spatiale de la puissance, en pleine guerre froide.
Le second basculait sur le terrain maritime : un discours de Florence Parly, alors ministre des Armées, prononcé à Toulon en 2019 lors du départ du groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle. Y étaient évoquées la lutte contre Daech, la protection des intérêts français et européens, et le rôle des océans comme espace de projection et de coopération. Le travail consistait à confronter ces deux sources pour dégager ce qui fait de l'espace et des mers des outils de rayonnement, de dissuasion et d'influence au service des États.







