Ingénieur d'études en génie climatique

Il régule la température d’un bloc opératoire, optimise la ventilation d’une tour de bureaux et conçoit le système de chauffage d’une école basse consommation. Ingénieur en génie climatique, c’est le métier de ceux qui rendent les bâtiments confortables, sobres en énergie et conformes aux exigences environnementales d’aujourd’hui.

ingénieur d'études en génie climatique
Le métier en un coup d'œil

💰 Salaire mensuel net : de 1 950 € à 3 000 €

🎓 Niveau requis : bac+5

🔒 Sélectivité : 7/10

Les missions de l'ingénieur en génie climatique : de la conception au chantier

L'ingénieur en génie climatique est l'expert qui garantit qu'un bâtiment, qu'il s'agisse d'un hôpital, d'un immeuble de bureaux ou d'un entrepôt logistique, maintient une température et une qualité d'air optimales, tout en consommant le moins d'énergie possible. Son périmètre couvre l'ensemble du cycle de vie d'un projet : de la feuille blanche jusqu'au contrôle post-installation, en passant par le chantier.

🔎 Le métier au quotidien

  • Salarié
  • Métier de bureau / plein air
  • Déplacements requis
  • Métier vert
  • Métier utile / Métier d'avenir

La première partie de son travail est avant tout une affaire de calculs. Avant de poser le moindre tuyau, il réalise des études thermiques : il analyse les déperditions de chaleur d'un bâtiment, calcule les besoins en chauffage, ventilation et climatisation (ce que les professionnels regroupent sous l'acronyme CVC), puis dimensionne les installations en conséquence. Il s'assure aussi que le tout respecte la réglementation environnementale en vigueur, notamment la RE2020, entrée en application en 2022, qui impose des standards stricts en matière de performance énergétique des constructions neuves.

💡 Ingénieur en génie climatique ou thermicien : quelle différence ?

Ces deux intitulés désignent souvent le même professionnel. L'ingénieur thermicien se concentre davantage sur les systèmes de production d'énergie et les bilans thermiques, tandis que l'ingénieur en génie climatique couvre un périmètre plus large : chauffage, ventilation, climatisation et qualité de l'air. Dans les faits, les offres d'emploi utilisent les deux termes de manière interchangeable.

Vient ensuite la phase de conception et de chiffrage. Il rédige les cahiers des charges, réalise les plans, sélectionne les équipements et établit les devis. C'est lui qui, en bureau d'études, traduit les contraintes techniques en solutions concrètes et qui engage sa responsabilité sur la faisabilité de ce qu'il propose.

Le bureau n'est qu'une partie du tableau. Dès que le chantier démarre, l'ingénieur en génie climatique sort de derrière ses écrans pour assurer le suivi de l'exécution : il vérifie que les installations correspondent aux plans, coordonne les équipes de techniciens sur site et réalise les réglages et tests de mise en service. Il collabore régulièrement avec d'autres corps de métier (architectes, électriciens, plombiers) ainsi qu'avec les maîtres d'ouvrage et les promoteurs.

Une fois que les équipements sont opérationnels, son rôle ne s'arrête pas pour autant. Dans les structures d'exploitation, il assure le suivi et la maintenance des installations : il surveille leur bon fonctionnement, identifie les dérives et propose des optimisations pour réduire la facture énergétique sur le long terme.

Il exerce principalement en bureaux d'études spécialisés, en entreprises du BTP, chez des exploitants énergétiques ou en bureaux de contrôle. Le télétravail partiel est courant pour les phases de conception, mais les déplacements sur site restent une réalité régulière du métier.

Les études pour devenir ingénieur en génie climatique : de bac+2 à bac+5

Plusieurs chemins mènent à ce métier, et la bonne nouvelle, c'est qu'ils ne commencent pas tous par une classe prépa. Voici comment s'y retrouver.

🎓 Ce qu'il faut prévoir

  • Coût : entre 170 € et 10 000 €/an selon l'établissement
  • Durée des études : 2 à 5 ans après le bac
  • Alternance et stages possibles
  • Concours : oui (pour intégrer certaines écoles d'ingénieurs)

Au bac, les spécialités mathématiques, physique-chimie et sciences de l'ingénieur constituent le socle le plus solide pour s'orienter vers ce secteur. Le bac techno STI2D (sciences et technologies de l'industrie et du développement durable), spécialité énergie et environnement, est également un point d'entrée naturel.

Commence par consolider tes bases en bac+2 ou bac+3

Pour ceux qui préfèrent une montée en puissance progressive, le BTS fluides, énergies, domotique, option A génie climatique et fluidique, ou option B froid et conditionnement d'air, offre une immersion technique dès la sortie du bac.

Dans la même veine, le BTS maintenance des systèmes option B systèmes énergétiques et fluidiques forme aux logiques de maintenance des installations. Selon les établissements de formations, ces BTS sont accessibles via et en dehors de Parcoursup. Ces diplômes permettent ensuite de candidater en admissions parallèles pour intégrer une école d'ingénieurs.

Pour aller un cran plus loin dès le départ, le BUT métiers de la transition et de l'efficacité énergétiques (MT2E) se prépare en trois ans après le bac et est accessible via Parcoursup. Il ouvre lui aussi les portes des admissions parallèles en école d'ingénieurs ou d'une licence pro mention métiers de l'énergétique, de l'environnement et du génie climatique, dispensée en un an.

Décroche le diplôme d'ingénieur ou un master (bac+5)

C'est le sésame du métier. Le diplôme d'ingénieur spécialisé en génie énergétique, génie thermique ou énergie se prépare dans des écoles comme l'INSA (Lyon, Strasbourg, Hauts-de-France), Arts et Métiers ou l'ENSEE (Grenoble), pour n'en citer que quelques-unes.

Trois voies d'entrée coexistent : après le bac (cursus en 5 ans), après une classe préparatoire aux grandes écoles (cursus en 3 ans) ou via admissions parallèles à bac+2 ou bac+3. Le recrutement se fait sur dossier, parfois complété d'épreuves écrites ou d'un entretien.

Les universités proposent en parallèle un master mention énergie, accessible via Mon Master après une licence en physique, mécanique ou sciences de l'ingénieur, par exemple, ou un autre bac+3 comme un BUT.

📌 Récapitulatif des diplômes et formations

  • BTS fluides, énergies, domotique option A génie climatique et fluidique
  • BTS fluides, énergies, domotique option B froid et conditionnement d'air
  • BTS maintenance des systèmes option B systèmes énergétiques et fluidiques
  • BUT métiers de la transition et de l'efficacité énergétiques (MT2E)
  • Licence pro mention métiers de l'énergétique, de l'environnement et du génie climatique
  • Diplôme d'ingénieur spécialisé en génie énergétique ou génie thermique
  • Master mention énergie

Qualités et compétences de l'ingénieur en génie climatique : les indispensables pour réussir

L'ingénieur en génie climatique jongle en permanence entre des contraintes techniques pointues, des délais serrés et des interlocuteurs aux attentes parfois contradictoires. Ce profil ne s'improvise pas.

La rigueur analytique est probablement ce qui structure tout le reste. Un bilan thermique mal calculé, un dimensionnement trop juste, et c'est toute l'installation qui dysfonctionne, avec des conséquences concrètes sur le confort des occupants et la facture énergétique. Ce métier demande une capacité à traiter des données complexes avec précision, à repérer une incohérence dans une simulation et à assumer la responsabilité technique de ses conclusions.

Mais l'ingénieur en génie climatique ne travaille jamais en vase clos. Il est constamment en relation avec des architectes qui raisonnent en volumes et en esthétique, des maîtres d'ouvrage qui pensent budget et des techniciens qui attendent des instructions claires sur le terrain. Savoir traduire une contrainte réglementaire en langage accessible, défendre un choix technique sans braquer son interlocuteur, expliquer pourquoi une solution moins chère risque de coûter bien plus cher dans dix ans : tout cela requiert une véritable aisance relationnelle et un sens de la pédagogie que les études techniques seules n'enseignent pas.

Le secteur évolue vite, très vite. La RE2020 a bouleversé les pratiques, les pompes à chaleur ont supplanté la chaudière à gaz dans de nombreux projets et les outils de simulation thermique dynamique se sophistiquent d'une version à l'autre. Un ingénieur qui cesse de se former est rapidement dépassé. La curiosité technologique et le goût de la veille permanente ne sont donc pas un bonus appréciable : ils sont structurels au métier.

Enfin, ce poste s'accompagne d'une obligation de résultat qui peut être pesante. Les délais de livraison ne se négocient pas à la hausse, les clients attendent des installations conformes au cahier des charges dès la mise en service et la réglementation ne laisse aucune marge d'approximation. La résistance à la pression, sans pour autant rogner sur la qualité, fait partie du quotidien.

🔧 3 compétences techniques indispensables

  • Maîtrise des logiciels de simulation thermique (Pleiades, DesignBuilder, etc.) : indispensable pour modéliser les performances énergétiques d'un bâtiment avant toute décision de conception.
  • Connaissance de la réglementation environnementale (RE2020, RT ex-existant) : toute installation engage la responsabilité de l'ingénieur ; une méconnaissance des normes expose le projet à un refus de réception.
  • Lecture et production de plans techniques (AutoCAD, Revit) : la coordination avec les autres corps de métier passe par des plans précis et lisibles par tous les intervenants du chantier.

Insertion et débouchés de l'ingénieur en génie climatique : un marché qui cherche des profils

Le rapport entre l'offre et la demande est ici franchement favorable aux candidats. Selon les données France Travail (ROME F1117, T4 2025), 9 290 offres d'emploi ont été diffusées sur les douze derniers mois, pour seulement 610 demandeurs d'emploi inscrits sur ce métier, soit un ratio offres/demandeurs particulièrement élevé. France Travail qualifie d'ailleurs la difficulté de recrutement de très élevée du côté des employeurs, principalement en raison d'un manque de main-d'œuvre et d'une intensité d'embauche soutenue. Ce marché en tension joue clairement en ta faveur : les recruteurs peinent à trouver des profils qualifiés, ce qui te donne une vraie marge de manœuvre au moment de négocier ton contrat et tes conditions.

Les offres ciblent majoritairement des profils bac+5 (44 % des offres) et bac+2 (33 %), avec une expérience de 1 à 4 ans dans 43 % des cas, mais 22 % des postes s'adressent à des candidats de moins d'un an d'expérience, ce qui signifie qu'une sortie d'école sans expérience de plusieurs années derrière toi ne te ferme aucune porte.

Côté contrats, les embauches se répartissent entre 43 % de CDI et une part importante de missions en intérim ou CDD courts (48 %), ce qui reflète le rythme par projets du secteur BTP. La grande majorité des recruteurs sont des structures de moins de 50 salariés (bureaux d'études spécialisés, sociétés d'installation, exploitants énergétiques) qui concentrent plus de 90 % des embauches.

💡 Le savais-tu ?

La climatisation moderne a été inventée le 17 juillet 1902 par l'ingénieur américain Willis Carrier — non pas pour rafraîchir des humains, mais pour résoudre un problème d'imprimerie. L'humidité de l'usine Sackett & Wilhelms à Brooklyn déformait le papier et décalait les couleurs d'impression.

Après l'ingénieur en génie climatique : monter en responsabilités ou se spécialiser

L'ingénieur en génie climatique n'est pas condamné à rester derrière ses logiciels de simulation toute sa carrière. Avec quelques années d'expérience, les trajectoires se diversifient assez naturellement.

La voie la plus fréquente est une montée en responsabilités au sein de la même structure : l'ingénieur devient chargé d'affaires, puis chef de projet, avec à la clé la gestion d'une équipe de techniciens et d'un portefeuille de clients. Chez un exploitant énergétique, l'évolution type mène vers un poste de directeur d'exploitation, avec la responsabilité de plusieurs sites en simultané.

La spécialisation est une autre option : ingénieur expert en efficacité énergétique, consultant en transition énergétique ou encore ingénieur R&D chez un fabricant d'équipements thermiques. Ces profils sont particulièrement recherchés dans un contexte réglementaire en mutation permanente.

Enfin, après une dizaine d'années d'expérience et un solide réseau, certains franchissent le pas de la création d'entreprise ou reprennent une PME spécialisée en génie climatique. C’est une trajectoire moins linéaire, mais que le marché rend tout à fait envisageable.

Salaire de l'ingénieur en génie climatique : combien peut-on espérer gagner ?

💵 Ça paye combien ?

  • Ingénieur en génie climatique débutant

    • Salaire net mensuel : 1 950 € - 2 200 €
    • Équivalent brut annuel : 30 000 € - 34 000 €
  • Ingénieur en génie climatique expérimenté (5 ans et +)

    • Salaire net mensuel : 2 900 € - 3 000 €
    • Équivalent brut annuel : 40 000 € - 45 000 €

Selon Hellowork, un ingénieur en génie climatique démarre sa carrière avec un salaire brut mensuel compris entre 2 500 € et 2 800 €, soit entre 1 950 € et 2 200 € net mensuel. Avec plusieurs années d'expérience, la rémunération brute grimpe autour de 3 750 € par mois, ce qui représente un salaire net proche de 2 900 à 3 000 €.

Ces fourchettes varient sensiblement selon le type de structure : un bureau d'études de taille modeste ne proposera pas les mêmes conditions qu'un grand groupe énergétique ou un exploitant multisites.

La spécialisation joue également : un profil expert en efficacité énergétique ou maîtrisant les outils de simulation thermique dynamique tire généralement son épingle du jeu au moment de la négociation. Les données INSEE issues des déclarations sociales (via France Travail, période 2022) situent d'ailleurs le salaire médian brut mensuel tous âges confondus à 4 553 € brut — soit environ 3 550 € net — ce qui reflète le poids des profils seniors dans le secteur.

À cela peuvent s'ajouter une prime sur objectifs, une prime d'intéressement ou de participation, voire une rémunération versée sur 13 ou 14 mois selon la convention collective applicable… En bref, autant d'éléments à examiner attentivement à la lecture de ton contrat.

Les écoles à la une

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