Calculer des apports énergétiques, composer des menus adaptés, décrypter une étiquette alimentaire en trois secondes : après deux ans de BTS, la nutrition n’a (presque) plus de secrets pour toi. Et surtout, tu détiens un titre qui compte : celui de diététicien.
Mais, peut-être que tu ne veux pas t’arrêter en si bon chemin. Peut-être que tu veux te spécialiser en nutrition du sport, explorer l’agroalimentaire, piloter des projets de santé publique ou même tenter une école d’ingénieurs. Et tout ça, c’est possible après un BTS diététique et nutrition. On fait le point !
Licence pro : un an pour muscler ton profil
Tu veux un bac+3 ciblé, concret et professionnalisant ? La licence pro se prépare en un an après ton BTS, en IUT. Beaucoup sont proposées en alternance, ce qui veut dire que tu continues à te former tout en bossant et en étant payé. Si tu as suivi ton BTS en alternance, tu connais bien le format !
La licence pro vise avant tout l’insertion professionnelle. Si tu envisages un master plus tard, le BUT génie biologique ou une licence générale t’ouvriront plus facilement la voie.
Avec un BTS diététique, deux grandes directions se dessinent :
- Licence pro mention métiers de la santé : nutrition, alimentation
- Licence pro mention industries agroalimentaires : gestion, production et valorisation
Dans les deux cas, tu sors avec une expertise en plus sur ton CV et des perspectives d’emploi qui s’élargissent.
Le BUT génie biologique : décroche le grade de licence
C’est la passerelle taillée sur mesure pour le BTS diététique et nutrition. Le BUT génie biologique, parcours diététique et nutrition te permet d’intégrer directement la 3e année en IUT. En un an, tu obtiens un bac+3 avec le grade de licence, reconnu à l’université pour postuler en master.
L’admission en 3e année de BUT se fait sur dossier. Les places sont limitées : un bon dossier de BTS et une motivation claire feront la différence !
Le contenu ? Tu approfondis tout ce que tu as vu en BTS : diététique thérapeutique, alimentation durable, éducation nutritionnelle. Le tout avec une dimension terrain encore plus forte (projets, stages, mises en situation).
Bachelor et licence générale : d’autres voies vers le bac+3
La licence pro et le BUT ne sont pas les seules pistes à bac+3. Selon ton projet, deux autres chemins méritent ton attention.
Les bachelors en école spécialisée : nutrition, sport, bien-être
Si tu veux un cursus 100 % nutrition avec une orientation pro dès le départ, les écoles spécialisées proposent des bachelors accessibles après un BTS. Quelques exemples :
- Bachelor diététique (ÉcoSup Santé à Lille)
- Bachelor of Science en nutrition humaine/Bachelor of Science en nutrition sportive (EDNH - école spécialisée avec 8 campus en France)
- Bachelor nutrition-santé (Adonis à Rennes)
Attention : pense à vérifier que le bachelor est inscrit au RNCP niveau 6 pour garantir sa reconnaissance. Sans cela, ton diplôme ne vaudra pas grand-chose dans le monde du travail et tu auras peu de chances de pouvoir continuer tes études supérieures en bac+5.
La licence générale : pour ceux qui visent le master
Après deux ans de BTS, tu t’es finalement rendu compte que tu aimerais aller plus loin dans tes études ? Tu vises un master ? Passer par une licence générale est sans doute la meilleure façon d’y arriver !
Les mentions les plus cohérentes avec ton profil :
- Licence sciences de la vie
- Licence sciences pour la santé
L’admission se fait généralement en L2 (rarement en L3) et nécessite un bon dossier. Le rythme sera différent de ce que tu as connu en BTS : beaucoup plus de théorie et d’autonomie. Si tu as besoin d’un cadre comme au lycée, la fac n’est peut-être pas une bonne option pour toi.
Bac+5 et au-delà : master, école d’ingénieurs et formations spécialisées
Tu te projettes dans la recherche, la santé publique ou l’industrie agroalimentaire ? Après un bac+3, tu peux viser un bac+5. Et même, dans certains cas, une école d’ingénieurs.
Le master mention nutrition et sciences des aliments
C’est le master de référence pour les diététiciens qui veulent monter d’un cran. Tu y approfondis la physiopathologie nutritionnelle, la recherche clinique ou encore les sciences des aliments. Proposé dans plusieurs universités (Paris-Saclay, Montpellier, Rennes, Lille…), il se décline en différents parcours selon les établissements.
Et si le sport t’attire, l’Université Paris Cité propose un master Entraînement et optimisation de la performance sportive avec un parcours Physiologie de l’entraînement, optimisation de la performance sportive et de la nutrition.
Côté écoles spécialisées, l’EDNH propose par exemple un mastère en nutrition sportive pour ceux qui veulent combiner expertise nutritionnelle et accompagnement de sportifs de haut niveau.
La prépa ATS ingénierie industrielle : le tremplin vers les écoles d’ingénieurs
Tu veux devenir ingénieur en agroalimentaire, en biotechnologies ou en sciences du vivant ? Avec un BTS diététique et nutrition, tu peux intégrer une classe préparatoire ATS ingénierie industrielle (1 an en lycée). Au programme : remise à niveau intensive en maths, physique-chimie et biologie pour préparer les concours de la banque Agro-Véto et des écoles d’ingénieurs.
Le parcours est exigeant (entre 35 et 40 heures de cours par semaine), mais ça en vaut la peine : à l’issue, tu obtiens un bac+3 et tu es armé pour passer les concours des grandes écoles !
Attention : le titre de nutritionniste est réservé aux médecins ayant suivi une spécialisation en nutrition. Si c’est ton objectif, il faudra passer par des études de médecine (PASS ou L.AS).
Tu l’auras compris, le BTS diététique et nutrition est loin d’être une fin en soi. Que tu choisisses la licence pro pour entrer rapidement dans le métier, le BUT pour décrocher le grade de licence, un bachelor pour te spécialiser ou un master pour viser l’excellence : chaque route mène quelque part. Le tout, c’est de choisir celle qui te ressemble !






