Après trois ans à l’ECEMA, je déconseille clairement cette école.
Le plus gros problème pour moi reste le manque de transparence et de communication. Quand on pose une question, il est très difficile d’obtenir une réponse claire. Et surtout,…
Après trois ans à l’ECEMA, je déconseille clairement cette école.
Le plus gros problème pour moi reste le manque de transparence et de communication. Quand on pose une question, il est très difficile d’obtenir une réponse claire. Et surtout, la réponse peut changer selon l’interlocuteur auquel on s’adresse. On peut avoir une information d’un côté, puis une réponse complètement différente quelques jours plus tard de la part d’une autre personne.
Il faut presque systématiquement avoir une trace écrite de tout ce qui vous est dit : mails, messages, documents, captures d’écran… car certaines informations ou certains engagements peuvent ensuite être contestés ou ne plus être reconnus.
Les engagements annoncés ne sont d'ailleurs pas toujours respectés, ce qui crée une véritable perte de confiance. Et lorsque l'on cherche à comprendre pourquoi, il est très difficile d'obtenir une réponse claire et surtout définitive.
C’est particulièrement problématique concernant les diplômes. Les intitulés des titres peuvent changer en septembre sans que les étudiants aient été clairement informés en amont ce qui créer une asymétrie avec les missions en alternance. Je précise que, d’après les informations qui nous ont été communiquées, la responsabilité des titres relève du certificateur et pas directement de l’école.
L’organisation administrative est également très préoccupante. Plusieurs de mes camarades ont rencontré des erreurs à répétition sur leurs contrats d’alternance. Certains étudiants ont appris plusieurs mois après leur rentrée qu’ils devaient finalement redoubler, alors qu’ils étaient déjà intégrés depuis plusieurs mois dans une nouvelle année de formation. Ou bien que leur contrat avait mal été rédigé ce qui les a mis en difficulté pour avoir un avenant et pouvoir passer leurs épreuves certifiantes.
Concernant les cours, la qualité est très variable. Certains intervenants sont réellement intéressants et compétents, mais d’autres proposent des interventions très limitées et qui ne correspondent pas toujours aux attendus du diplôme. Des formateurs ont également fait part de problèmes concernant leur rémunération et certaines interventions n’ont alors pas été assurées. Encore une fois, ce sont les étudiants qui subissent directement les conséquences.
Les locaux sont également loin d’être à la hauteur. Salles surchauffées, parfois autour de 35 °C, changements de locaux et salles parfois occupées ou sous-louées à d’autres personnes : les conditions d’apprentissage ne sont clairement pas celles que l’on peut attendre d’une école supérieure.
Et concernant les fameux voyages à l’étranger « pris en charge par l’école », il faut aussi faire la différence entre la communication commerciale et la réalité vécue. En trois ans, je n’ai personnellement jamais voyagé plus loin que les locaux du Collège Saint-Louis.
Après trois ans, le sentiment qui ressort est malheureusement que l’organisation est davantage tournée vers le recrutement des étudiants que vers leur accompagnement une fois qu’ils sont inscrits.
L’ECEMA a peut-être bénéficié d’une bonne réputation par le passé, mais mon expérience de ces trois dernières années est celle d’une dégradation importante de l’organisation, de la communication et du suivi.
Je conseille donc aux futurs étudiants de ne pas se contenter du discours présenté lors des portes ouvertes ou des entretiens. Renseignez-vous auprès d’anciens étudiants et surtout, si vous vous inscrivez, gardez une trace écrite de absolument tout ce qui vous est promis ou annoncé. C’est malheureusement le meilleur conseil que je puisse donner.
Pour ma part, après trois ans, je suis surtout soulagée d’arriver au bout.