Depuis quelques semaines maintenant, Parcoursup se retrouve au cœur des revendications des lycéens mobilisés. Ces derniers réclament davantage de transparence et d’équité dans l’accès à l’enseignement supérieur, voire sa suppression.
Dans ce contexte tendu, les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont publié, le 19 octobre 2026, le bilan de la dernière session de la plateforme, accompagné du baromètre annuel réalisé par l’institut CSA auprès des lycéens.
Si plus de 91 % des lycéens ont reçu au moins une proposition d’admission, les écarts restent marqués selon la filière du bac, tandis que les lycéens se disent de moins en moins convaincus par la plateforme.
Résultats Parcoursup : des écarts marqués selon le type de bac
Derrière la moyenne des 91 % des lycéens qui ont reçu une proposition pour une formation post-bac cette année, les résultats varient selon le baccalauréat préparé. En effet, ce sont les lycéens de la voie générale qui s’en sortent le mieux : 96,3 % d’entre eux qui ont reçu au moins une proposition sur Parcoursup. Les élèves de la voie pro, sont 79,1 %, soit 17 points d’écart.
Les bacheliers technologiques se situent entre les deux, avec 88,9 % de réponses positives sur la plateforme, tandis que les étudiants en réorientation ont un résultat similaire à ceux de la filière professionnelle.
Si on compare à la session 2025 de Parcoursup, les résultats évoluent peu puisque les taux étaient quasiment identiques. Seuls les étudiants en réorientation voient leurs résultats reculer de 3 points en un an. Pour les néo-bacheliers de la voie pro, les difficultés se concentrent notamment sur l’accès en BTS.
Bac pro : l’accès au BTS, un parcours semé d’embûches
Le BTS reste en effet la voie d’accès des bacheliers professionnels dans l’enseignement supérieur. Cette année, 109 652 candidats de la voie pro ont demandé au moins un vœu dans cette formation de niveau bac+2, mais seuls 70 % d’entre eux ont reçu une proposition, et 38 % l’ont finalement acceptée.
Entre la proposition d’admission et l’acceptation définitive, près de la moitié des candidats manquent ainsi à l’appel, sans que le bilan ne précise leur parcours. Certains ont pu choisir une autre formation, d’autres entrer directement dans la vie active ou quitter la procédure en cours de route.
L’apprentissage, de son côté, offre moins de débouchés qu’en 2025. Le nombre de propositions dans cette voie recule en effet de 9 % en un an, une baisse qui touche d’abord les bacheliers professionnels, selon le ministère.
82 % des lycéens trouvent la plateforme Parcoursup stressante
Chaque année, le ministère interroge les lycéens sur leur expérience de Parcoursup, à travers un baromètre dédié. L’édition 2026 enregistre un net recul sur la plupart des critères : la plateforme n’est plus jugée transparente que par 49 % des lycéens, et sa fiabilité perd 8 points en un an, à 58 %.
Le sentiment que Parcoursup facilite l’entrée dans l’enseignement supérieur recule lui aussi, passant de 74 % à 67 %, alors que 82 % des lycéens jugent toujours la procédure stressante. Par ailleurs, le ministère reconnaît des « améliorations à apporter au bénéfice des lycéens ».
Face à la mobilisation des lycéens dans toute la France, le gouvernement a promis de revoir sa copie. Les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur doivent annoncer d’ici la fin du mois d’octobre des améliorations de la plateforme, sans en préciser à ce stade le contenu.
Pour les lycéens qui formuleront leurs vœux dans quelques mois, reste à savoir si ces annonces répondront enfin à leurs revendications et à leurs inquiétudes sur l’avenir.