Certains pensent à l’immobilier et visualisent aussitôt l’agent qui fait visiter un T2 sous les toits. C’est compréhensible, c’est l’image la plus immédiate. Sauf que l’immobilier, c’est aussi une tour de bureaux à La Défense cédée pour plusieurs centaines de millions d’euros, un fonds d’investissement qui arbitre entre actifs commerciaux et résidentiels à l’échelle mondiale, ou encore un family office qui structure le patrimoine d’une grande famille sur trois générations. En bref : c’est de la finance, appliquée à des murs.
C’est précisément ce que Financia Business School a compris depuis plusieurs années, et c’est ce qui a poussé l’école à bâtir toute une filière immobilière adossée à son ADN financier. Alfonso Lopez de Castro, président de l’école, le dit avec une franchise qui ne laisse pas de place au flou : « Mon premier job, c’est de trouver un job à nos étudiants ». Et ça commence par former des profils que le marché réclame vraiment.
Pourquoi une école de finance s’est autant investie dans l’immobilier
C’est une logique de fond, que Nicolas Tarnaud, directeur du Mastère Manager de Projet Immobilier Durable, parcours Gestion d’Actifs chez Financia, résume avec une statistique qui laisse songeur : le parc immobilier mondial représente 420 trillions de dollars de valeur, soit trois fois la capitalisation totale de l’ensemble des marchés cotés dans le monde. Autrement dit, l’immobilier est l’une des premières classes d’actifs à l’échelle planétaire.
L’immobilier s’est profondément financiarisé depuis une vingtaine d’années : les promoteurs font des bilans financiers avant d’acheter un terrain, les fonds d’investissement arbitrent des portefeuilles d’actifs comme ils le feraient avec des obligations. De leur côté, les assureurs, les caisses de retraite et les mutuelles allouent une part de leur épargne dans la pierre. Plus que jamais, les profils capables d’articuler les deux mondes sont recherchés. C’est là que Financia entre en jeu.
« La différence qu’on a avec les écoles spécialisées, c’est cette spécialité financière dans l’immobilier », souligne Alfonso Lopez de Castro, le président et co-fondateur de l’école. « Ce qui fait que nos étudiants vont vers des postes à valeur ajoutée, dans un domaine d’expertise peu exploité et très recherché par les entreprises », poursuit-il. Nader Imani, directeur du MBA Gestion de Patrimoine et Ingénierie Immobilière, l’exprime à sa façon : « L’immobilier, c’est un outil financier. C’est un outil de création de valeur. »
Du bac+2 au bac+3 : poser les fondations avec Financia
Pour ceux qui démarrent après le bac, le BTS Professions Immobilières (PI) est la première brique. En deux ans, la formation couvre la transaction, la gestion locative et l’administration de copropriétés. À la clé : les compétences pour accéder aux cartes professionnelles T, G et S, les sésames du secteur. La formation est disponible en initial ou en alternance (2 jours école / 3 jours entreprise).
À qui s’adresse le BTS PI ? À tous les bacheliers, toutes filières confondues. L’admission se fait sur dossier et entretien. Les qualités attendues sont la rigueur, le sens du relationnel, ainsi que le goût pour la négociation et l’organisation.
- Diplôme d'État, niveau 5 (bac+2), en 2 ans ou 1 an en reconversion
- En initial ou en alternance, sur le campus de Paris, Versailles ou Saint-Maur
- 6 000 €/an en initial ou prise en charge intégrale en alternance
Tu es déjà titulaire d’un bac+2 et tu es convaincu que l’immobilier est ton terrain de jeu ? Le Bachelor 3 Responsable d’affaires immobilières consolide tes compétences en un an : gestion et administration de biens, coordination des équipes, conduite de projet de A à Z. Il est classé 2e de France et 1er à Paris dans sa catégorie, d’après le palmarès Eduniversal, avec un taux de réussite de 100 % en 2024. Par ailleurs, le programme inclut un voyage d’études à Séville en mars.
- Titre RNCP 36073, niveau 6 (bac+3), en 1 an après un bac+2
- En alternance ou stage, sur le campus Paris
- Taux de réussite 2024 : 100 %
Bac+5 : trois MBA et Mastère pour rejoindre les grands acteurs de l’immobilier financier
À ce niveau, les programmes de Financia ne se ressemblent pas et c’est voulu. Chacun répond à un profil et à un débouché distincts. Nicolas Tarnaud le formule clairement à propos de son Mastère et du MBA Gestion de Patrimoine et Ingénierie Immobilière : « C’est le jour et la nuit. Vous prenez une tour à la Défense, c’est mon périmètre. Lui, c’est plutôt des gens qui vont travailler en cabinet, avec des particuliers ». Traduction : d’un côté, les fonds d’investissement et les grands acteurs institutionnels et, de l’autre, la gestion de patrimoine au plus près du client privé.
Le Mastère Manager de Projet Immobilier Durable, parcours Gestion d’Actifs (RNCP 35590, niveau 7, soit un niveau de sortie équivalent bac+5) s’adresse à ceux qui veulent opérer sur des marchés complexes : fonds d’investissement, asset management, grands groupes institutionnels, en France et à l’international. Les cours sont dispensés en anglais, avec des intervenants étrangers et des sessions live avec des professionnels aux États-Unis, au Canada et en Asie. « Parmi les anciens du programme, beaucoup travaillent aujourd’hui sur les cinq continents », note Nicolas Tarnaud. Un voyage d’études à l’étranger est organisé en deuxième année.
Aux titulaires d'un bac+3 minimum, avec une appétence pour les marchés financiers et l'international. Un bon niveau d'anglais est attendu, les cours étant dispensés en partie dans cette langue. Juristes, ingénieurs, profils axés commerce : les formations de départ sont variées. C'est la motivation et la curiosité pour les marchés qui priment.
Le MBA Gestion de Patrimoine et Ingénierie Immobilière (RNCP 38949, niveau 7) forme des experts capables d’évaluer, structurer et transmettre un patrimoine immobilier sous toutes ses formes : résidentiel, professionnel, commercial. Nader Imani, directeur du programme, insiste sur la richesse des débouchés : « Dans l’immobilier, la plupart des gens pensent qu’on ne parle que de la résidence principale achetée via un crédit. Mais il y a tellement plus, comme l’immobilier restauré, la promotion immobilière, les centres commerciaux, les foncières viticoles, les forêts… »
Le programme entend former des profils capables de maîtriser l’immobilier sous tous ses angles, de la financiarisation aux clubs deals (co-investissements immobiliers entre plusieurs investisseurs privés), en passant par l’immobilier professionnel et commercial. Ici aussi, un voyage d’études à l’étranger est inclus en deuxième année.
Aux titulaires d'un bac+3, idéalement issus d'un cursus finance, banque, droit ou immobilier. Nader Imani parle de profils avec « une tête bien faite », c'est-à-dire capables d’intégrer un volume dense d'informations en peu de temps et de les mettre immédiatement en pratique. Un projet professionnel en lien avec le conseil ou l'investissement patrimonial est attendu.
Le MBA Gestion de Patrimoine et Family Office (RNCP 38949, niveau 7) partage le même titre certifiant, mais pivote vers le conseil patrimonial global en une seule approche qui embrasse fiscalité, droit, finance et immobilier à la fois. « Là où il fallait auparavant un notaire, un avocat fiscaliste, un expert-comptable et un agent immobilier, j’ai un conseiller en gestion de patrimoine qui fait tout ça », résume Nader Imani.
Des métiers de niche qui recrutent et des programmes construits pour y mener
L’un des atouts les plus concrets de Financia, c’est sa capacité à former sur des segments peu connus mais particulièrement dynamiques. L’immobilier logistique (ces entrepôts géants qui font tourner le e-commerce et l’industrie, et dont la France est un hub stratégique en Europe), l’immobilier de luxe, l’habitat social, les data centers, les foncières agricoles et viticoles, ou encore l’immobilier d’entreprise à l’international : ce sont autant de débouchés que la plupart des étudiants découvrent trop tard, une fois diplômés. La mission de Financia, c’est de te faire découvrir ces métiers pendant tes études, quand il est encore temps d’en faire un projet de carrière.
« On sort un peu des sentiers battus », reconnaît Alfonso Lopez de Castro. « On va vers des métiers spécifiques et peu connus, dans lesquels on embauche souvent, avec des rémunérations intéressantes ». Pour que ça ne reste pas théorique, Financia s’appuie sur un corps enseignant composé majoritairement de professionnels en activité et sur un réseau de partenaires riches, qui compte des acteurs comme BNP Real Estate, Vinci, Bouygues Construction ou encore Schneider Electric. Ces partenaires nourrissent les programmes et ouvrent des portes directement depuis la salle de cours.
L’alternance joue aussi ce rôle de décloisonnement : tous les MBA et le Mastère peuvent être suivis en alternance, ce qui place les étudiants en entreprise dès le début du programme. Ils découvrent ainsi par eux-mêmes des secteurs qu’ils n’auraient pas nécessairement envisagés à partir d’un simple catalogue de formations.
Et une fois diplômés, le lien avec l’école continue. Les anciens de chaque programme restent connectés entre eux, via des groupes WhatsApp par promotion, des événements organisés par l’école et des directeurs de programme qui jouent eux-mêmes les entremetteurs quand une opportunité se présente. Une logique cohérente avec la promesse qu’Alfonso Lopez de Castro place au cœur du projet de Financia : « Mon premier job, c’est de trouver un job à nos étudiants », martèle-t-il.
La pédagogie évolue aussi avec les pratiques du secteur. Les études de cas intègrent désormais une dimension prompt engineering (l’art de formuler ses requêtes à une IA pour en tirer le meilleur parti). Ici, ce que les professeurs évaluent, c’est le raisonnement derrière la démarche, pas uniquement le résultat final. « On est dans une rupture entre ceux qui sauront utiliser l’IA correctement et ceux qui ne sauront pas », tranche finalement Alfonso Lopez de Castro.






