Examen sur tablette : les étudiants en médecine ont testé

Il y a quelques jours, 8 300 étudiants en médecine ont pour la première fois passé un examen sur des tablettes tactiles lors des épreuves classantes nationales informatisées qui servent à déterminer dans quelle ville iront les élèves et à quelle spécialité ils peuvent prétendre. Soldée par un bug, l’expérience n’a pas été concluante.

tablette medecine

Un crash-test

Annoncé comme une petite révolution dans l’organisation des épreuves classantes nationales (ECN) de médecine, cet examen sur tablette s’est finalement soldé par un échec. Ce premier test grandeur nature s’est déroulé en décembre durant trois jours. Problème, les serveurs ont été saturés, « avec comme conséquence un dysfonctionnement généralisé » a expliqué dans un communiqué le Centre National de Gestion (CNG), une instance rattachée au ministère de la Santé et chargée de l’organisation des ces ECN.

Une preuve raccourcie

34 centres universitaires et 8 279 étudiantes de 6ème années ont participé à ce test en vue des épreuves définitives qui auront lieu du 20 au 24 juin prochain. « L’épreuve qui devait durer 3 heures a finalement duré 10 minutes », a expliqué le vice-président de l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF) Maxime Rifad. Il poursuit : « C’était catastrophique, et [le lendemain] les épreuves se sont également mal déroulées ». La gronde étudiant n’a pas tardé, le chef du département concours du CNG a du prendre la parole « Les enjeux sont très importants pour les étudiants, nous comprenons donc tout à fait qu’ils soient dans l’inquiétude, mais il faut rappeler qu’il ne s’agissait pas d’un galop d’essai, mais d’une épreuve test. C’est la première fois que nous procédons un test grandeur nature de ce type, nous nous attendions donc à des bugs ».

Il rappelle également que l’objectif de la méthode était de mettre fin aux lenteurs qu’implique une correction manuelle. Il était également question de mieux départager les différents candidats en rendant l’épreuve plus « discriminante » : « sur le papier, cela devait permettre d’être au plus près de la réalité », souligne Maxime Rifad.

Les étudiants mécontents ont eu l’impression d’être les « cobayes » de ce test et n’écartent pas la possiblité de se mobiliser dans les mois qui viennent…

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