Bac 2026 spé SI : nos pronostics pour l’épreuve écrite

On a épluché les quatre derniers sujets de spé Sciences de l'ingénieur pour repérer les thèmes et compétences qui reviennent. Voici nos pronostics pour 2026.
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Le bac 2026 approche, et si tu fais partie des élèves de terminale qui scrutent les anciens sujets en espérant y déchiffrer un signe du destin pour les énoncés qui t’attendent, tu es au bon endroit. On a épluché les quatre derniers sujets de spécialité Sciences de l’ingénieur, avec leurs thèmes, les compétences mobilisées et les types de questions pour te proposer des pronostics sérieux sur ce qui pourrait tomber le jour J.

Ce que le format de l’épreuve te dit déjà

Avant de parler de thèmes, rappelle-toi la structure de l’épreuve écrite de spé SI : 2 h 30 pour la partie Sciences de l’ingénieur (notée sur 20), plus 1 h pour la partie Sciences physiques (notée sur 20 également). La note finale de l’épreuve de spécialité intègre aussi une épreuve pratique de 1 h. La partie SI représente 50 % de la note finale, les sciences physiques 25 %, la pratique 25 %.

Le sujet SI repose systématiquement sur un produit innovant unique, contextualisé dans l’une des grandes thématiques du programme : mobilité, assistance à la personne, énergies, design et prototypage, entre autres. Il est structuré en deux à trois sous-parties qui balaient les grandes compétences : analyser, modéliser et valider. Ce cadre est stable depuis plusieurs sessions et c’est une bonne nouvelle, parce que cela veut dire que les surprises viendront du produit choisi comme fil rouge et pas de l’architecture du sujet.

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Ce qu’on a observé dans les sujets récents

Quatre sujets, quatre produits différents, mais une logique commune : chaque sujet embarque le candidat dans l’étude d’un système réel, pluritechnologique, avec un véritable cahier des charges à valider.

2023 session 1 : Robot anti-incendie TAF35

Un robot à chenilles commandé à distance, capable d’évoluer en pente et en dévers : le sujet a mobilisé la statique (moments de forces, conditions de renversement), la chaîne d’information (inclinomètre, CAN, numérisation), la programmation Python (algorithme de mise en sécurité avec sous-programmes), le schéma cinématique et la simulation multiphysique d’un vérin hydraulique.

La sous-partie autonomie impliquait un bilan de puissance multi-chaînes (propulsion + turbine + élévation + inclinaison).

Pourquoi deux sujets en 2023 ? 💡
En 2023, les épreuves de spécialité se déroulaient encore en mars, réparties sur deux jours consécutifs avec un sujet différent par jour. C’est une organisation abandonnée dès 2024, après qu’elle eut entraîné un absentéisme massif au troisième trimestre. Depuis, les épreuves ont lieu en juin, et un seul sujet SI circule par session.

2023 session 2 : Robot horticole Trooper

Un robot autonome de manutention de pots de fleurs : le sujet a porté sur le déplacement en ligne droite avec codeur incrémental, la décélération d’urgence en pente (théorème de la résultante dynamique), la modélisation multiphysique de la chaîne de puissance, et l’autonomie énergétique (bilan en Coulombs).

La troisième sous-partie étudiait un système quatre barres pour le levage des pots, avec tracé graphique de trajectoires et validation d’une exigence du cahier des charges.

2024 : Attelle de rééducation d’épaule Kinetec Centura

Un dispositif de kinésithérapie motorisé : le sujet a abordé le couple moteur en statique (théorème du moment au point O), la comparaison modèle/expérimentation (écart relatif), la chaîne de puissance moteur-réducteur, la régulation de vitesse par compensation statique et MLI (modulation de largeur d’impulsions), et la chaîne d’acquisition numérique (CAN, quantum, codage binaire).

La sous-partie informatique traitait de la gestion des données enregistrées sur clé USB, du débit UART, et d’un algorithme de réglage angulaire.

2025 : Drone submersible de prises de vues

Un drone sous-marin à quatre propulseurs, relié par câble à un module de surface : le sujet a couvert le bilan énergétique de la batterie (calcul en Wh, parcours-type), la flottabilité (poussée d’Archimède, lestage), la mécanique du drone en translation (théorème de la résultante dynamique), la modélisation multiphysique des propulseurs, et le traitement de l’image numérique (définition, profondeur de couleur, compression MP4).

La dernière sous-partie portait sur un algorithme Python de calcul de durée d’enregistrement restante sur carte SD.

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Les grandes tendances qui se dégagent

Quand on lit les quatre sujets côte à côte, certaines récurrences sautent aux yeux. Ce ne sont pas des coïncidences. Elles reflètent les compétences que le programme place au cœur de la spécialité et que les concepteurs de sujets sont tenus d’évaluer chaque année.

Un produit systématiquement pluritechnologique : chaque année, le système mis à l’honneur dans le sujet brasse mécanique, électrique, informatique et numérique en même temps. On ne te demandera jamais de maîtriser un seul champ : il faut être à l’aise dans tous.

Comment se déroule le bac général 2026 ? 📋

Le déroulé complet du bac 2026

La dynamique revient à chaque session. Le théorème de la résultante dynamique (PFD) en translation est présent dans les quatre sujets analysés, sous des formes variées : freinage en pente, propulsion d’un drone, montée en chenilles. Le plus prudent est de traiter cette thématique comme une valeur sûre pour 2026.

La chaîne de puissance est incontournable. Identifier les grandeurs d’effort et de flux à chaque maillon, calculer une puissance, prendre en compte un rendement de réducteur, comparer puissance simulée et puissance nominale… ce schéma de raisonnement se retrouve à chaque session, quelle que soit la thématique.

La programmation Python revient chaque année. Toujours sous forme de complétion de code (jamais de rédaction from scratch), avec des structures simples : boucles while, conditions if/elif/else, fonctions avec paramètres d’entrée et de sortie. En 2025 il s’agissait d’un calcul de durée restante sur carte SD, en 2024 d’un algorithme de réglage d’angle limite, en 2023 d’un programme de mise en sécurité. La logique est toujours guidée par le contexte du produit étudié.

Le traitement numérique de l’information monte en puissance. CAN (convertisseur analogique-numérique), quantum de résolution, codage binaire, protocoles de communication, débits… ce bloc de connaissances a été présent dans trois des quatre sujets analysés. En 2025 il portait sur la vidéo sous-marine, en 2024 sur la position angulaire d’une attelle, en 2023 sur l’angle de roulis d’un robot.

La simulation multiphysique est toujours au programme. Lire des courbes issues d’un modèle numérique, identifier les grandeurs sur des scopes, valider ou invalider des caractéristiques constructeur : c’est une compétence récurrente qui gagne à être bien travaillée avant l’épreuve.

Nos pronostics thématiques pour 2026

Les thématiques du programme ne sont pas un menu à la carte : les concepteurs de sujets les font tourner dans le temps, en cherchant à la fois la diversité des contextes et la cohérence avec les enjeux contemporains. À partir de là, voici nos paris pour 2026.

Thématique la plus probable : mobilité et systèmes autonomes

Depuis 2023, deux des quatre sujets portaient sur des robots mobiles autonomes (robot anti-incendie, robot horticole). La thématique « territoires et produits intelligents / mobilité des personnes et des biens » reste très représentée dans les programmes et dans l’actualité technologique. Un véhicule électrique, un robot de livraison, un engin de chantier autonome ou un système de transport guidé constitueraient des supports cohérents avec ce que les concepteurs ont l’habitude de proposer.

Thématique possible : assistance à la personne

Après l’attelle de rééducation en 2024, un retour sur la thématique « homme assisté, réparé, augmenté » est moins probable à court terme, mais pas exclu si le produit support est suffisamment différent (exosquelette, fauteuil motorisé, système de chirurgie assistée). Ce type de système offre un terrain naturellement riche pour les études mécaniques et électroniques au programme.

Thématique à surveiller : énergies et environnement

Le programme cite explicitement les réseaux d’énergie et la mobilité verte. Un sujet autour d’un système de stockage ou de conversion d’énergie (panneau solaire embarqué, véhicule hybride, éolienne offshore) serait en phase avec les enjeux sociétaux mis en avant dans le préambule du programme. Ce type de support permettrait facilement de mélanger mécanique, électrique et numérique dans les mêmes proportions que les années précédentes.

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Ce sur quoi concentrer tes révisions

Les compétences à réviser ne sont pas un mystère : les sujets récents les dessinent clairement. Ce qui change d’une année à l’autre, c’est le contexte : le produit support et l’habillage du problème. Ce qui ne change pas, c’est la boîte à outils qu’on te demande d’ouvrir. Mieux tu la connais, plus le sujet du jour J devient lisible, quel que soit le système étudié.

Dynamique du solide : un classique qui ne rate jamais

Le théorème de la résultante dynamique en translation rectiligne et en rotation autour d’un axe fixe, l’équilibre statique, les moments de forces : ces outils ont été convoqués dans chacun des quatre sujets analysés.

Ce n’est pas un hasard. Ils sont au cœur du programme et permettent de tester ta capacité à modéliser un vrai système mécanique. Entraîne-toi à poser proprement les équations à partir d’un bilan des actions mécaniques, sans attendre que le sujet te dicte chaque étape. Les questions de dynamique sont souvent celles où un candidat bien préparé prend de l’avance sur le reste de la classe.

Chaîne de puissance : savoir lire un maillon après l’autre

L’exercice revient régulièrement sous une forme similaire : on te donne une chaîne (moteur → réducteur → actionneur → charge), et tu dois identifier les grandeurs d’effort et de flux à chaque transition, calculer la puissance transmise, tenir compte du rendement.

Ce qui piégeait certains candidats dans les sujets récents, c’est la confusion entre puissance mécanique et puissance hydraulique, ou l’oubli d’un rendement intermédiaire. Prends le temps de bien distinguer les natures d’énergie (mécanique, électrique, hydraulique) et les formules associées : P = C × ω pour la mécanique en rotation, P = F × V en translation, P = p × Q en hydraulique.

Chaîne d’acquisition numérique : des points accessibles à qui s’y prépare

Le CAN (convertisseur analogique-numérique), le calcul du quantum, la conversion d’une tension en valeur décimale puis en binaire… c’est un bloc qui revient dans trois sujets sur quatre, toujours avec la même logique. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas le thème le plus difficile du programme : une fois que tu as compris comment fonctionne la numérisation et que tu sais appliquer la formule du quantum (plage de tension divisée par 2^n-1), les questions correspondantes dans le sujet deviennent des points à ne pas rater.

Ajoute à ça les notions de protocole de communication et de débit, qui ont fait leur apparition en 2023 et 2024.

Simulation multiphysique : apprendre à lire avant d’interpréter

Dans chaque sujet, un ou plusieurs graphes issus d’une simulation numérique sont fournis, et on te demande d’en extraire des grandeurs, de calculer un écart relatif par rapport aux données constructeur, et de conclure sur la validité du modèle.

Ce type de question teste moins tes connaissances théoriques que ta méthode : sais-tu lire une courbe en régime permanent ? Sais-tu formuler une conclusion en une ou deux phrases qui répondent directement à la question posée ? Entraîne-toi à rédiger des conclusions courtes et précises : « La vitesse simulée vaut X, l’écart avec la valeur constructeur est de Y %, le modèle est donc valide au regard du critère fixé », plutôt que des développements vagues.

Python : compléter, pas inventer

Les questions de programmation sont toujours guidées : on te donne un code à moitié écrit, avec des zones à compléter identifiées par des pointillés. Il ne s’agit jamais de rédiger un programme à partir de rien.

Le bac en poche, c’est quoi la suite pour toi ? 🤔

Ce qu’on attend, c’est que tu comprennes la logique de l’algorithme à partir du contexte du produit étudié, et que tu remplisses les blancs avec les bonnes instructions. Revois les structures fondamentales : définition de fonction, variables locales et globales, boucle while, conditions if/elif/else, opérations arithmétiques de base et entraîne-toi sur les corrigés des sujets précédents. C’est le moyen le plus rapide de transformer un bloc qui fait peur en points gagnés.

 

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