- Salaire mensuel net : 1 600 € – 2 600 €
- Niveau d’études : bac+2
- Sélectivité : 6/10
Missions du commissionnaire de transport : faire tourner les livraisons
Le commissionnaire de transport ne conduit pas de camion et ne charge pas de carton. Son rôle, c’est d’organiser : il prend en charge l’acheminement de marchandises d’un point A à un point B pour le compte d’un client, en choisissant les modes de transport les plus adaptés (route, air, mer, rail).
- Métier de bureau
- Métier international
- Métier à haute responsabilité
- Contact avec le public
- Horaires contraignants
Pour faire simple, quand une entreprise veut expédier de la marchandise, elle contacte un commissionnaire qui va analyser ses besoins : quel type de produit, quel délai, quel budget, quelle destination... Ensuite, il sélectionne les transporteurs, négocie les tarifs, établit les documents de transport et les formalités douanières, puis suit l’expédition jusqu’à la livraison. Si un problème survient en route (retard, blocage en douane), c’est lui qui gère.
Le commissionnaire peut travailler comme salarié au sein d’une société de transport, d’un transitaire international ou d’un groupe logistique. Beaucoup choisissent aussi de se lancer en indépendant et de créer leur propre structure.
Commissionnaire et transitaire, c’est pareil ? Pas tout à fait. Le commissionnaire s’engage sur la bonne fin du transport : il est juridiquement responsable de l’acheminement de bout en bout, même s’il sous-traite à des transporteurs. Le transitaire, lui, coordonne les étapes opérationnelles (stockage, douane, manutention), mais ne prend pas cette responsabilité globale.
Études pour devenir commissionnaire de transport : du bac pro au master
- Coût : gratuit en lycée public (bac pro, BTS), variable en école privée ou CFA
- Durée des études : 2 à 5 ans après le bac
- Alternance possible
- Concours : non
Plusieurs voies mènent au métier de commissionnaire de transport. Tu peux démarrer dès le bac pro ou viser un bac+2 pour accéder directement au cœur du métier, et même pousser jusqu’au master si tu veux te spécialiser à l’international.
Commence par un bac pro organisation de transport de marchandises
Ce baccalauréat professionnel te forme aux bases de l’organisation des transports terrestres, aériens ou encore maritimes. Attention, ce diplôme ne te donne pas directement accès au statut de commissionnaire : il faudra poursuivre en BTS ou accumuler de l’expérience en tant qu’agent de transit ou déclarant en douane pour obtenir l’attestation de capacité professionnelle (obligatoire pour exercer le métier).
Vise un bac+2 pour accéder au cœur du métier
La voie royale, c’est le BTS GTLA (gestion des transports et logistique associée). En deux ans, tu apprends à concevoir et organiser des opérations de transport, à gérer la relation client, à maîtriser la réglementation douanière et les Incoterms.
Tu peux aussi passer par le titre professionnel Gestionnaire des opérations de transport routier de marchandises (niveau bac+2).
Pousse jusqu’à bac+3 ou bac+5 pour te spécialiser
Si tu vises l’international ou un poste à responsabilités, une licence professionnelle (logistique et transports internationaux, management des processus logistiques) ou un BUT MLT (management de la logistique et des transports) te permet de te spécialiser en un an après ton BTS.
Pour aller encore plus loin, le master mention transport, mobilités, réseaux t’ouvre les portes des postes de direction et de stratégie logistique.
Qualités et compétences d’un commissionnaire de transport : un négociateur dans l’âme
Le commissionnaire passe ses journées à jongler entre les demandes de ses clients et les contraintes des transporteurs. Résultat : il faut savoir négocier, et vite. Obtenir le meilleur tarif sans sacrifier la qualité du service, c’est un équilibre permanent. Au-delà de la négo, l’organisation et la rigueur sont indispensables : un document de transport oublié ou une erreur de douane, et c’est toute l’expédition qui bloque.
La réactivité fait aussi partie du kit de survie. Un navire en retard, un camion en panne, une grève dans un port : les imprévus font partie du quotidien. Savoir garder la tête froide et trouver une solution de repli fera de toi un bon commissionnaire. Et si tu travailles à l’international, la maîtrise de l’anglais est incontournable.
- Réglementation transport et douane : maîtriser les règles nationales et internationales pour éviter les blocages en frontière
- Incoterms : connaître les conditions de vente internationales pour répartir les coûts et les risques entre vendeur et acheteur
- Outils TMS et EDI : piloter les flux via des logiciels de gestion du transport et d’échange de données informatisé
- Anglais professionnel : échanger avec des partenaires étrangers et traiter la documentation en anglais
Insertion du commissionnaire : le transport et la logistique recrutent
Mondialisation des échanges, essor du e-commerce, transformation des chaînes logistiques : la demande de professionnels capables d’organiser des flux de marchandises est constante.
Sur les sites d’emploi, on retrouve régulièrement des offres pour des postes de commissionnaire de transport, surtout en Île-de-France, dans les villes portuaires et dans les grands hubs logistiques régionaux. Et si tu élargis la recherche aux postes connexes (affréteur, agent de transit maritime ou aérien, exploitant transport), le volume d’offres augmente significativement.
Évolutions de carrière d’un commissionnaire de transport : vers où ce métier te mène ?
Avec quelques années d’expérience, le commissionnaire peut grimper les échelons : responsable d’exploitation, puis directeur d’agence logistique. Ce sont des postes de management qui demandent une vision stratégique et la capacité à piloter une équipe.
Mais tu peux aussi bifurquer. Le métier ouvre sur tout un écosystème de postes connexes : déclarant en douane, agent de fret aérien, courtier de fret fluvial… Autant de spécialisations qui te permettent de te positionner sur une niche et de valoriser ton expertise.
Autre voie : l’entrepreneuriat. Beaucoup de commissionnaires finissent par créer leur propre structure, mais avant ça, veille à créer un bon réseau de transporteurs et un portefeuille client solide !
Salaire d’un commissionnaire de transport : combien ça rapporte ?
Commissionnaire de transport débutant
- Salaire net mensuel : 1 600 € - 1 900 €
- Équivalent brut annuel : 24 000 € - 29 000 €
Commissionnaire de transport confirmé
- Salaire net mensuel : 2 000 € - 2 600 €
- Équivalent brut annuel : 30 000 € - 40 000 €
En début de carrière, un commissionnaire de transport touche entre 1 600 et 1 900 € net par mois. Avec de l’expérience et un portefeuille client plus étoffé, la rémunération monte entre 2 000 et 2 600 € net mensuels.
Plusieurs facteurs font varier le salaire : la région (l’Île-de-France et les zones portuaires paient mieux), la taille de l’entreprise, la spécialisation (aérien, maritime, matières dangereuses) et la maîtrise de langues étrangères.
En indépendant, les revenus dépendent directement du volume d’affaires traité et du réseau de transporteurs. Certains commissionnaires à leur compte dépassent largement les 4 000 € net mensuels, mais ils assument aussi toute la gestion administrative et les risques financiers de leur activité.






