ITM : Témoignages

Vous trouverez ci-dessous la liste des témoignages étudiant de l'école.

Émilie Hua, les pinceaux de la Canebière

Originaire de Marseille, Émilie Hua est venue dans la capitale pour suivre le cycle de formation d’ITM. Bien lui en a pris, puisqu’elle travaille aujourd’hui à plein temps en tant que maquilleuse dans le cinéma et la télévision. Une spécialité qu’elle pratique désormais dans sa région natale.

Comment a débuté votre carrière professionnelle ? En fait, c’est à travers l’école ITM que j’ai trouvé ma première véritable expérience professionnelle. J’ai terminé mes études en juin 99, et en août de la même année, je partais assister Dorothée Saïas, chef maquilleuse et intervenante à l’école, sur les tournages de la trilogie Pagnol avec Roger Hanin. Il s’agissait de Marius, Fanny et César, tous les trois enregistrés à Marseille, ma ville d’origine. Cette expérience a conditionné le reste de ma carrière. C’est là que j’ai fait les rencontres professionnelles qui m’ont conduite à me spécialiser dans les fictions télévisées et le cinéma. Après quoi, je suis retournée à Paris pour travailler sur une série intitulée “En cas de divorce”. J’ai alterné par la suite longs métrages et téléfilms comme “Fabio Montale” où Alain Delon incarne un flic de Marseille. Encore Marseille !

Quelles ont été pour vous les expériences les plus intéressantes du point de vue du maquillage ? La première qui me vient à l’esprit, c’est “RRRrrrr !!!”, le film d’Alain Chabat avec les Robins des Bois. Il fallait maquiller tout le corps pour le salir, vous imaginez le travail ! Les membres de la tribu des cheveux propres étaient censés se rouler dans la cendre : on les maquillait d’abord à l’aérographe, puis on rajoutait de la matière. “Blanche”, le film de Bernie Bonvoisin était également très intéressant, avec des personnages loufoques comme ces nonnes que l’on maquillait comme des geishas ou les punks aux teintes très électriques.

Il y a-t-il un secret pour être une bonne maquilleuse de fiction ? Il faut être discrète, sociable, un peu psychologue aussi, et puis savoir s’adapter aux différents environnements de travail. Pour le reste, c’est une question de professionnalisme. Si certains affirment que le relationnel est primordial pour réussir dans ce métier, moi je dirais qu’il n’est rien sans les compétences professionnelles que l’on attend d’une maquilleuse.

Selon vous, ITM prépare-t-il bien les élèves à acquérir ces compétences professionnelles ? ITM est une très bonne école. D’abord parce qu’elle permet de faire beaucoup de stages. Les études sont aussi de longue durée, élément essentiel pour se familiariser avec le métier. Et puis, il y a toute cette formation sur l’histoire de l’art, les arts plastiques, l’histoire du maquillage qui sont également très intéressante. Si j’étais sur Paris, je ferais travailler des stagiaires d’ITM. À titre de comparaison, il y a sur Marseille, une école à laquelle je ne fais pas appel parce qu’elle ne m’apporte pas de satisfaction quant à la formation des élèves.

Quels sont aujourd’hui vos projets ? Je travaille actuellement sur la série “Plus belle la vie” diffusée tous les jours sur France3. J’ai également un contrat avec le laboratoire Arkopharma pour la réalisation de leurs publicités et packaging. Ma vie à présent est à Marseille où beaucoup de productions, notamment parisiennes viennent tourner. C’est un choix professionnel, mais aussi affectif qui risque de durer puisque je m’y marie cette année !

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