Nicolas Stalin : « PPA est le leader sur l’alternance en France »

Nicolas Stalin, directeur de l'école Pôle Paris Alternance (PPA) évoque les différents projets de l'école dans les années à venir, sa réputation, mais également, son ambition. Interview.

Nicolas Stalin, directeur de l'école PPA

Quelles sont les particularités de l'école Pôle Paris Alternance ? Quels sont ses projets pour l'avenir ? Nicolas Stalin, directeur de PPA, a répondu à toutes ces questions.

L'école de l'alternance

Quelles sont les spécificités de PPA ?

L’une de nos premières spécificités, c’est d’être une grande école de commerce et de management exclusivement en alternance. C’est notre savoir-faire réel, on ne fait pas une formation classique. Nous n’avons que des étudiants en alternance et on ne fonctionne que sur ce mode de travail.

Le deuxième point fort, c’est que tous les étudiants qui rentrent, bénéficient à la sortie, soit à bac+3 soit à bac+5, d’un diplôme reconnu par l’État.

Notre troisième point fort, c’est notre proximité avec le monde de l’entreprise. Et cela prend plusieurs formes : des professionnels qui viennent enseigner au sein de PPA, des mises en pratique récurrentes, des entreprises partenaires.

Qu’est-ce qui différencie vos diplômés de ceux des autres écoles concurrentes ?

Nous optimisons deux termes qui sont importants pour nous.

Le professionnalisme : nous leur demandons d’avoir une attitude professionnelle au quotidien et nous les faisons vraiment travailler en mode projet.

« Nous souhaitons renforcer encore cette proximité avec le monde de l’entreprise »

Et la polyvalence. Un manager doit être technique et connaître son domaine, mais il doit aussi être polyvalent. Nous formons des étudiants très bons techniquement, mais nous leur donnons également un ensemble de connaissances à côté, leur permettant d’être de véritables chefs d’orchestre.

Nous essayons de leur donner une culture d’entreprise dès le départ.

Quel a été le développement de PPA au cours de ces dernières années ?

Très fort. Quand je suis arrivé en janvier 2008, l’école comptait 800 étudiants. Aujourd’hui, nous en avons 2 500. L’alternance est en vogue en France, et nos enseignements sont de qualité.

Très fréquemment, des entreprises viennent me voir en me disent : « On aime bien vos étudiants parce qu’ils savent réfléchir, parce qu’ils ne sont pas formatés, ils ont des réflexes ». Voilà ce qui explique la notoriété de PPA qui est aujourd’hui leader sur l’alternance en France.

Des projets pour l'avenir

Ces prochaines années, comment voyez-vous l’école évoluer ?

Nous souhaitons rester la première école de France sur l’alternance. Tous les ans, nous nous remettons en cause sur des modes pédagogiques différents, sur des projets différents, sur des façons d’apprendre différentes.

Nous souhaitons renforcer encore cette proximité avec le monde de l’entreprise. Ce que je dis à nos étudiants lors des journées portes ouvertes ou même en prérentrée c’est que notre travail au sein de PPA, c’est de les aider à en trouver un. Et notre objectif est d’aider encore plus d’étudiants à s’insérer sur le marché du travail.

Quels sont les partenariats internationaux de PPA ?

Nous avons des partenariats internationaux. Même si c’est compliqué puisqu’en alternance, il n’est pas possible de les envoyer à l’étranger.

Néanmoins, au premier semestre, nos élèves de quatrième année peuvent partir dans une université à Londres, qui accueille des étudiants en alternance, ce qui est encore très rare dans le milieu anglo-saxon.

« L’alternance est un accélérateur de temps »

Ensuite, si un étudiant souhaite partir à l’étranger, nous avons un partenariat avec une université aux États-Unis, mais aussi en Asie, en Australie et en Europe aussi. Néanmoins, ils ne peuvent pas être en alternance en même temps, ils redeviennent des étudiants classiques.

Nous n’avons pas voulu nous couper de ces partenariats internationaux, car nous pensons qu’il est important pour l’étudiant d’avoir cette possibilité de pouvoir passer par la case internationale pour développer sa carrière.

Des diplômés qui trouvent rapidement un emploi

Quel est le taux d’insertion professionnelle de vos diplômés ?

Il est très fort. L’alternance est un accélérateur de temps. 70/75 % des diplômés diplômés fin juillet ont un emploi début septembre. Et les autres, dans les semaines qui suivent.

Certains ont un attrait fort pour l’international, décident de partir à l’étranger, soit pour voyager, soit pour effectuer une autre formation.

Vos diplômés sont-ils nombreux à créer leur entreprise ?

L’entrepreneuriat est l’un des crédos que l’on souhaité développer chez PPA, notamment à partir de la quatrième année. Parmi les 11 spécialisations que les étudiants peuvent choisir, il y a « Entreprenariat ». Notre souhait n’est pas que tous les étudiants se lancent dans l’entrepreneuriat, mais de sélectionner ceux qui ont un véritable projet.

Ces dernières années, nous avons de plus en plus d’étudiants qui postulent pour cette spécialisation. L’intérêt des jeunes pour l’entrepreneuriat est croissant.

Comment définiriez-vous PPA en un mot ?

Professionnalisation.

Nous tenons vraiment à ça. Le meilleur service que l’on puisse rendre à un étudiant, c’est de le rendre professionnel, à tous niveaux, en comportement et en compétence. C’est une garantie pour lui d’avoir une belle carrière.

« J’aime offrir la possibilité à des étudiants d’avoir une carrière »

Qu’est-ce que vous souhaiteriez avoir réalisé pour pouvoir avoir accompli votre mission de directeur lors de votre départ de PPA ?

C’est une école qui est extrêmement dynamique, qui bouge énormément, qui invente énormément. Je souhaite faire en sorte que cette école soit pérenne, ait une très belle notoriété et qu’elle soit encore plus réactive.

Aujourd’hui si vous n’étiez pas directeur d’école, qu’est-ce que vous feriez ?

Directeur d’école ! J’ai rapidement été dans le milieu de l’enseignement, c’est un milieu qui me plaît énormément. J’aime offrir la possibilité à des étudiants d’avoir une carrière. Partir de zéro avec un bac général, acquérir des connaissances, des compétences et puis, avoir un métier derrière, un métier qui va leur plaire. J’ai la chance, depuis 19 ans, de vivre une passion, qui est l’enseignement privé.

« Je m’inspire beaucoup de certains sportifs »

PPA est ma quatrième école. Si je venais à changer, ce serait encore une école parce que je ne me vois pas travailler dans un autre domaine. J’aime beaucoup voir, au moment de la diplomation, les étudiants qui viennent des fois me dire « ça y est j’ai mon diplôme », « merci », « j’ai un contrat ». Je leur réponds toujours : « Vous n’avez pas à me remercier, le plus beau remerciement, c’est ce contrat que vous obtenez, c’est votre situation professionnelle ».

Avez-vous avez une personnalité qui vous inspire particulièrement ?

J’en ai, oui, plusieurs.

Je m’inspire beaucoup de certains sportifs. Je pense notamment à Novak Djokovic qui s’est donné les moyens pour réussir et qui est tout à fait capable de rester correct sur un cours de tennis. J’ai beaucoup aimé John McEnroe, qui avait un peu de caractère, mais qui était constant et qui avait une standing ovation à Roland-Garros régulièrement.

Je suis également admiratif de ces gens qui font des courses en solitaire à la voile, qui sont aux commandes de Formule 1 des mers, qui réussissent à arriver à bon port et qui sont capables de se détourner de leur compétition parce qu’ils ont un de leurs camarades qui vient de chavirer. Je trouve ça exceptionnel.

Je n’ai pas de figure emblématique. Mais ce sont des qualités que je viens chercher dans différentes personnalités ou personnes et qui m’inspirent.

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