Vinci Éco Drive : le défi électrique de 50 étudiants

Louis Marotte est en quatrième année à l’ESILV (École supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci). C’est aussi le président de l’association Vinci Éco Drive. Nous lui avons posé quelques questions sur ce projet « fatigant, mais tellement stimulant ».

Il y a trois ans, l’association Vinci Éco Drive, alias VED, a vu le jour au Pôle Léonard de Vinci. Le Pôle regroupe une école d’ingénieurs : l’ESILV, une école d’informatique : l’IIM et une école de commerce : l’EMLV.

La cinquantaine de membres de l’asso construit, de A à Z, un véhicule 100 % électrique. En compétition avec 3 000 autres étudiants, ils devront le faire fonctionner avec seulement 1 KW d’énergie… En constante évolution depuis 2013, VED compte aujourd’hui 50 membres. Tous sont prêts à lancer leur « goutte d’eau » sur les pistes londoniennes du Shell Éco-marathon, du 22 au 28 mai 2017 ! Rencontre avec Louis Marotte, président de VED.

Concevoir un véhicule électrique de A à Z

Avec les autres membres de l’association Vinci Éco Drive, tu es actuellement en train de préparer un véhicule électrique. Parle-nous de ce projet.

Nous allons participer à trois courses cette année avec notre véhicule, dont le Shell Éco-marathon en mai, à Londres. Pour cette compétition, nous devons créer un véhicule de A à Z. Il doit être 100 % électrique et consommer le moins d’énergie possible.

Concrètement, la compétition dure une semaine. Les quatre premiers jours sont une sorte de contrôle technique pour ajuster les derniers détails et surtout vérifier qu’on entre dans le cahier des charges. Il est extrêmement précis, on a parfois l’impression de faire un avion !

« La première année, notre modèle était surnommé “le bus” tellement il était lourd… »

Ensuite, une fois que tout est vérifié, on peut se lancer sur la piste, avec 4 essais maximum. Ce n’est pas un concours de vitesse, mais un concours de basse consommation. Le véhicule va parcourir 17 kilomètres. Un calcul est fait pour estimer la distance qu’il aurait fait avec 1 kW.

C’est la première fois que vous participez au Shell Éco-marathon ?

Nous participons pour la quatrième fois, et cette fois nous allons présenter un nouveau véhicule.

La première année, notre modèle était surnommé « le bus » tellement il était lourd… Il faisait 90 kilos. On s’est présenté la deuxième année avec un véhicule plus léger (45 kilos) et on a gagné le prix de la meilleure progression. Cette année, notre nouveau véhicule pèse environ 30 kilos.

3 écoles pour un même projet

L’équipe est composée de membres des trois écoles du Pôle Léonard de Vinci. Comment vous vous organisez?

On a vraiment différents profils dans l’équipe : des commerciaux, des managers, des communicants, des designers, et environ 35 ingénieurs.

Le projet peut nous prendre parfois 7 à 8 heures par jour, en plus des cours. Depuis cette année, le projet entre dans le cadre d’un de nos cours, cela nous permet de nous dégager encore plus de temps.

Il y a plusieurs phases pour ce projet :

  • la conception et la prise en compte du cahier des charges
  • la recherche de sponsors
  • la phase de production, dans laquelle nous sommes aujourd’hui
  • et l’optimisation du véhicule

Comment vous soutiennent vos écoles?

Même si on sait qu’on peut compter sur nos professeurs si on a des questions, on fait tout, du crayon à la dernière pièce. En fait, on apprend par nous-mêmes.

Financièrement, le Pôle Léonard de Vinci est notre principal soutien. Mais l’équipe nous aide aussi en nous laissant du temps pour le projet et en étant parfois plus souple avec nous qu’avec d’autres étudiants.

L’échéance approche…

Si vous deviez nous parler un peu de vos principales difficultés, quelles seraient-elles?

Ça roule bien. Le budget de 38 000 euros est bouclé. Nous avons de bons sponsors et entreprises qui nous épaulent. 

Votre objectif pour l’édition 2017?

On commence à avoir un peu d’expérience sur cette course. C’est notre quatrième participation. On vise le top 15, sur une cinquantaine d’équipe. L’an dernier, nous avons terminé 29e sur 52.

Les membres de l’association participent par passion de l’automobile?

Non, on a très peu de passionnés d’automobile. On est rassemblés par un réel engouement pour le projet et une dynamique très positive !

Qu’allez-vous retirer de ce projet étudiant ?

C’est fatigant, mais tellement stimulant ! On sera 25-30 à partir à Londres fin mai. On ne participe pas pour l’argent, mais surtout parce que c’est un beau défi, qu’il est de plus en plus médiatisé et que ça peut être un plus pour trouver un stage.

Soizic Meur

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