Le développement de l’école porte ses premiers fruits, et ce n’est pas fini !

Avant de céder sa place à Narendra Jussien et de rejoindre l’IMT Lille-Douai, Alain-Louis Schmitt a dressé le bilan des cinq dernières années à l’IMT Mines Albi-Carmaux. Un beau bilan qui laisse place désormais à de nouveaux défis !

Un œil vers l’international

Si Mines Albi est une école qui rayonne au-delà de la région Occitanie, elle entend bien également se faire connaître en dehors des frontières. L’école accueille actuellement 16 % d’étudiants étrangers : l’objectif à 2020 est d’en accueillir 25 %. Pour cela, les Mines Albi doivent proposer des formations internationales, dans les domaines d’expertise qu’elle maîtrise.
Un constat bien compris par Louis-Alain Schmitt et son équipe puisque, depuis 2014, 5 masters internationaux ont été lancés, au sein d’une « International Graduate School » :

  • AMPAS (Advanced Manufacturing Processes for Aeronauticas Structures). Ce mastère spécialisé, en partenariat avec ISAE Supaéro, existe depuis 2014 et dure 1 an. Il est agréé par la conférence des grandes écoles (CGE)
  • BiWEM (Biomass and Waste for Energy and Materials). Ce mastère spécialisé a tété ouvert en 2016 et est reconnu par le Ministère.
  • Adpharming (Advanced Pharmaceutical Engineering). Tourné vers la spécialisation en pharmacie de l’école, ce MS a été créé en 2016 et est reconnu par le Ministère.
  • AeroMat Innovation (Aerospace Materials Design, Manufacturing and Innovation Management). Ouvert en 2016, ce MS est en partenariat avec Télécom Évry, où les étudiants passent une semaine par mois.
  • Scale. Avec Toulouse Business School, ce Master of Science reconnu par la CGE a été ouvert en 2015 pour les étudiants post bachelor.
  • Après le master Scale, il est possible de poursuivre un semestre avec le master MILES (Supply chain and lean management) et d’obtenir un diplôme national de master, reconnu par le Ministère.

À noter que le cursus ingénieur a été internationalisé avec de plus en plus de possibilités d’échanges. « Nous voulons leur apporter un véritable vécu interculturel en faisait passer la part d’international dans le cursus ingénieur de 3 à 6 mois », précise Alain-Louis Schmitt.

L’école a signé 18 nouveaux partenariats depuis 2016.

Selon une étude menée auprès des diplômés 2015, 13,6 % d’entre eux occupent un poste de travail à l’étranger.

Accompagner l’entrepreneuriat

« 100 % de nos étudiants sont sensibilisés à l’entrepreneuriat », note le directeur. Une affirmation qu’Alban Leymarie, diplômé de l’école, ne manque pas d’appuyer. Avec un associé, il s’est lancé dans la création de son entreprise Leyfa Measurement, aujourd’hui leader sur le marché des mesures pour la régénération des voies ferrées. « J’ai bénéficié du statut d’étudiant créateur d’activité, avec un parcours adapté. Cela nous a notamment permis d’embaucher une personne en CDI avant même notre diplomation ! » témoigne le jeune entrepreneur. Il poursuit : « À Mines Albi, on suit des cours sur la sécurisation des projets et les brevets ».

Un bel exemple comme il en existe plusieurs autour des Mines Albi, certains pouvant même aller jusqu’à la création de laboratoires et de recherches en commun. C’est notamment le cas de Marvapol, un laboratoire créé avec une diplômée et l'entreprise Alpha Recyclage pour la transformation de pneus. Ou encore de Spin-Off Aurock, créé par deux doctorants, dans le secteur de l’aéronautique.

L’accompagnement de la création et de développement d’activité s’ancre donc de plus en plus dans l’ADN des Mines Albi. L’incubateur a vocation a accueillir de plus en plus de projets.

S’entourer pour grandir

La proximité avec les entreprises a elle aussi été renforcée lors des 5 dernières années. Au total, les Mines Albi s’entourent de 1 507 partenaires.

Parmi les objectifs, on trouvait celui de « créer des chaires ». C’est chose faite puisque le contrat constituant la première chaire a été signé le 20 avril 2016. « La chaire Supply chain agile a été construite en partenariat avec le laboratoire Pierre Fabre. Nous travaillons ensemble sur des notions pharmaceutiques, mais dans le cadre de la chaire, nous avons décidé de travailler sur l’optimisation des flux et la supply chain », explique Alain-Louis Schmitt.

Pour se rapprocher des entreprises et acteurs des industries, l’école bénéficie aussi désormais de plateformes de recherche. Ces plateformes sont intégrées à des technopôles locaux.

  • Gala : pour la recherche en galénique (le fait de rendre administrable un principe actif)
  • Valthera : pour la valorisation thermique des résidus de transformation des agroressources (énergies renouvelables et biomasse)
  • Mimausa : pour la recherche autour de la mise en forme de matériaux pour l’aéronautique et la surveillance active
  • Ioméga : pour la recherche autour de la supply chain et les processus d’entreprise (avec l’appui du laboratoire Pierre Fabre)

Les Mines Albi en 2017 et après

Narendra Jussien vient de prendre les rênes de l’école, prenant ainsi la suite d’Alain-Louis Schmitt, directeur depuis 2012. Un échange de postes en quelque sorte puisque l’actuel directeur de Mines Albi n’est autre que l’ancien de l’IMT Lille Douai. Et Alain-Louis Schmitt rejoint cet IMT du nord de la France.

Quelques chiffres actuels

  • 45 % d’étudiants boursiers
  • 37 % de femmes
  • 39 projets incubés
  • 90 % des diplômés en emploi 6 mois après la validation du diplôme
  • 22 000 m carrés de bâtiment dont deux nouveaux bâtiments de logements passifs (autonomes en énergie)
  • 160 publications de recherche

Et les objectifs ?

  • 1 000 étudiants en 2020 (835 en 2016)
  • 100 étudiants dans les masters internationaux (54 en 2016)
  • une augmentation des ressources propres. La prévision est de 8,3 millions d’euros en 2017, contre 8 en 2016 et 6 en 2012.
  • accompagner 60 projets entrepreneuriaux avec Tarn’Up d’ici 2020

Photos Studio Tchiz

Soizic Meur

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