Pourquoi j'ai choisi l'ESTACA ?

Victor est étudiant à l’ESTACA, une école d’ingénieurs parisienne. Actuellement en cinquième année, il nous explique pourquoi il a décidé d’intégrer cette formation et quelles motivations le poussent à obtenir son diplôme.

Je m’appelle Victor, j’ai 22 ans et je suis étudiant en 5e année à l’ESTACA, école d’ingénieurs spécialisées sur les transports et nouvelles mobilités. Le milieu ferroviaire me passionne, c’est pourquoi je souhaite devenir ingénieur en maintenance ferroviaire.

La découverte de l’ESTACA

Quel est ton cursus ?

Rentré à l’ESTACA après un BAC S - SI (spécialisation ISN), je suis passé d’un lycée public de banlieue parisienne à l’ESTACA, sans étape intermédiaire. Bien qu’issu d’un lycée « lambda », j’ai pu m’inscrire parmi les grands classés du concours Avenir et être ainsi exempté des épreuves écrites du concours !

J’ai intégré l’ESTACA campus Ouest à Laval pour les premières années de prépa' intégrée. J’ai déménagé sur le campus Paris Saclay à St Quentin en Yvelines 2 ans plus tard, pour suivre la filière ferroviaire. Je suis aujourd’hui en dernière année et réalise mon stage de fin d’études chez ERMEWA SA, 2e loueur de wagons en Europe.

Qu’est-ce qui a motivé ton choix d’intégrer l’ESTACA ?

J’ai découvert l’ESTACA par le bouche-à-oreille, puis mon choix s’est confirmé après les différentes portes ouvertes et l’opération banc d’essai qui permet de passer 2 jours à l’École en terminale. J’ai choisi d’intégrer l’ESTACA pour sa filière automobile, mais rapidement la filière ferroviaire a attiré mon attention. C’est un domaine passionnant à la fois technique et riche humainement. Il s’agit de résoudre des problématiques d’utilité publique, via des entreprises employant des centaines de milliers de personnes et des financements en milliards d’euros. Cela, pour déplacer des milliers de tonnes de marchandises et des millions de voyageurs ! Il faut également prendre en compte les questions humaines, économiques, politiques, sociétales… Le ferroviaire est un secteur en plein renouvellement : entre l’écologie, les nouvelles technologies et la grosse vague de retraite qui arrive, les mouvements s’annoncent conséquents et notre génération a sa carte à jouer ! Il faut mettre en place des outils utilisant les nouvelles technologies dans un domaine bientôt bicentenaire, c’est un vrai défi, pour lequel les entreprises ont besoin de sang neuf.

Présentation de son école

Quels sont les points forts de cette école ?

L’ESTACA est la seule école spécialisée dans l’ingénierie des transports avec une filière ferroviaire dédiée dans laquelle on se forme pendant 4 ans.Nous avons donc des bases solides, nous savons concrètement de quoi nous parlons quand nous échangeons avec des professionnels, par exemple, lors de visites d’entreprises, organisées par l’École ou des associations chez Alstom, Ansaldo STS, SNCF, IKOS... Nos enseignants sont pour la plupart issus de ces entreprises donc ils nous parlent des problématiques actuelles qu’ils rencontrent. La formation est très concrète, nous travaillons souvent sur des projets en groupe pour répondre à un cahier des charges proposé par un industriel.
Personnellement, qu’est ce qu’elle t’a apporté ?

J’ai par exemple travaillé sur le dimensionnement d’un système de tramway de fret dans la dynamique de la « Smart City ». Nous réalisons aussi beaucoup de stages en entreprises (au total 1 an pendant la formation). Les ingénieurs ESTACA sont ainsi opérationnels dès la sortie de l’École et donc très appréciés. Personnellement, des entreprises ont commencé à me contacter pour échanger sur mon projet professionnel à partir de la 4e année… L’École est aussi un lieu où on peut s’épanouir et rencontrer d’autres étudiants passionnés. Pendant ma formation j’ai notamment été responsable théâtre au sein de l’association du Bureau des Arts et très actif au sein de l’association ESTATRAIN qui réalise par exemple un simulateur de conduite de train ou organise des visites sur des salons professionnels tels qu’InnoTrans à Berlin.

Le ferroviaire comme avenir

Comment envisages-tu ton avenir après ta formation ?

Dans le ferroviaire qui recrute beaucoup d’ingénieurs pour se renouveler et évoluer, je n’aurai pas de souci pour trouver un poste qui me plait ! Je réalise actuellement mon stage de fin d’études chez ERMEWA SA : mon bagage technique est très utile pour analyser les données, identifier les facteurs de solutions pour diminuer le nombre de pannes.Les thèmes du digital, de la maintenance et du ferroviaire constituent chacun de belles opportunités de carrière. L’idéal serait de trouver des missions alliant ces trois composantes ! Dans le ferroviaire on s’intéresse aussi bien à l’infrastructure qu’au matériel roulant et aux multiples interfaces entre eux.

Les critères très stricts en matière de sécurité font que l’évolution n’est pas simple et la digitalisation doit se faire de manière à obtenir un système aussi sûr que l’ancien.La maintenance est aujourd’hui devenue une composante stratégique. Un système dont la maintenance a été réfléchie en amont et menée efficacement au cours de sa durée de vie aura un plus haut rendement sans faire de compromis sur la sécurité.

Ces réflexions se font à l’échelle mondiale, aussi bien sur des points précis que sur l’ensemble du système de transport (le fameux Hyperloop pour ne pas le citer). On peut donc travailler sur des systèmes locaux, régionaux, nationaux, continentaux, voire même intercontinentaux, et ce, dans de nombreux pays du monde. C’est donc confiant que je m’apprête à entrer dans le monde du travail d’ici quelques mois !

As-tu un des regrets par rapport à tes études ?

Je regrette une chose, c’est de ne pas avoir saisi les occasions de m’ouvrir à l’international plus tôt. Les semestres d’échanges comme les stages à l’international sont de belles occasions pour découvrir une vision différente d’un domaine. Et dans le cas du ferroviaire, il y a de nombreuses différences dans le monde à la fois en matière d’utilisation et de moyens mis à disposition !

Lexique

Infrastructure : tout ce qui concerne le support de voie, la voie, appareils de voie, la caténaire (s’il y a) et les ouvrages d’art.

Matériel roulant : tout ce qui utilise l’infrastructure pour circuler : locomotive, wagon, voiture (différents wagons), automotrice…

Signalisation : ensemble des composants qui permettent au train de circuler en toute sécurité : feux, balises sur l’infrastructure comme sur le matériel roulant, programme et infrastructure permettant la gestion du système…