« L’école des futurs » se définit

Le nouveau directeur de l’EM Strasbourg, Herbert Castéran, a pris ses fonctions il y a 6 mois et après une phase d’observation et d’analyse, l’heure est à la présentation des grands axes pour 2021.

Un tremplin pour les carrières des diplômés

Parmi les projets qu’a présenté le nouveau directeur Herbert Castéran, on trouve un « career center », qui sera mis en place. Il s’agit d’un module pour accompagner les diplômés et « conforter leur adaptabilité » au monde du travail. Déjà en place, le service Cap Career de l’école épaule les étudiants et les aide à mieux se connaître. Désormais, cet accompagnement s’étendra aux diplômé, jusqu’à 5 ans après leur sortie. Coaching personnalisé, conseils, ateliers, service d’offres d’emploi,… plusieurs outils seront à la disposition des alumni.

À ce dispositif renforcé s’ajoute la création d’une plateforme d’accompagnement de carrière : une application de rencontres basée sur les compétences. « Nous allons faire du matching de compétences entre les entreprises, les étudiants et les jeunes diplômés. Nous connaissons nos étudiants et pouvons proposer aux entreprises le bon profil, le profil qui correspond exactement à leur recherche », ajoute Herbert Castéran. L’application verra le jour en 2018.

Un observatoire des futurs en création

Observer les besoins émergents des entreprises. C’est là l’objectif du nouvel outil de recherche que va développer l’EM Strasbourg. Cet « observatoire des futurs et des tendances émergentes » sera constitué d’entreprises de la nouvelle économie et de directeurs de l’innovation de grands groupes. Ils travailleront de façon transdisciplinaire autour de deux missions :

  • créer de la valeur partagée et de la synergie entre les entreprises et les enseignants-chercheurs de l’école
  • anticiper les besoins futurs et d’être au plus près des mutations de la nouvelle économie

Les locaux s’étendent

Au rayon des réalisations à venir, se trouve aussi le projet d’extension des locaux. Les travaux sont prévus près de l’actuelle école, pour 2017. Au total, 2 475 mètres carrés seront ajoutés à la structure actuelle. « Ce sera un espace de co-création de connaissances et de corpo working, c’est-à-dire de travail commun avec les entreprises », dévoile Herbert Castéran.

D’autres axes à développer

Concrètement, le but des orientations 2021 de l’école est de se classer dans le :

  • top 5 de la productivité de recherche des grandes écoles
  • top 50 des écoles de commerce françaises du Financial Times (aujourd’hui à la 76e place pour le master et 86e pour le Programme grande école)

Globalement les horizons 2021 définis par le directeur et son équipe prévoient cinq axes.

L’actualisation des connaissances

  • le renforcement de la recherche transdisciplinaire
  • deux nouvelles collaborations académiques (l’HEAD et le pôle économie de l’université de Strasbourg)

La synergie entreprises et territoires

  • des plans de professions pour les managers (ceux du groupe Castorama récemment par exemple)
  • l’accent mis sur la recherche partenariale
  • l’augmentation des publications autour de cette recherche
  • l’augmentation des chaires

La transformation par la pédagogie

  • plus de modules de créativité
  • un axe entrepreneuriat renforcé (avec le Ruche à projets)
  • de nouvelles pédagogies comme celle du Bachelor jeune entrepreneur
  • un objectif : faire partie des écoles qui contiennent le plus de créateurs d’entreprise, environ 8–10 %

La transformation par l’international

  • provoquer un « choc » de l’international avec une année obligatoire à l’étranger
  • accentuer l’internationalisation des enseignants-chercheurs

Devenir et suivi des diplômés récents

  • aider les diplômés à lancer leur carrière
  • faire un matching de compétences entre entreprises et étudiants et diplômés
  • un objectif : augmenter de 15 % les salaires des diplômés, à 3 ans