J’ai testé pour vous : un cours de cuisine diététique à l’EDNH !

L’expérience semblait alléchante sur le papier et Soizic a décidé de se lancer ! Notre journaliste a suivi un cours de cuisine avec les étudiants de l’École de diététique et nutrition humaine (EDNH). Récit de cette après-midi riche en conseils, mais pas en calories !

Un jeudi après-midi, dans le 6e arrondissement de Paris...

Nous sommes jeudi, dans un beau bâtiment du 6e arrondissement de Paris. L’équipe de l’École de diététique et nutrition humaine (EDNH) nous attend avec des blouses. Mais, avant de passer en cuisine, une petite rencontre avec quelques étudiantes s’impose. Elles sont toutes en deuxième année du programme bachelor en diététique et nutrition humaine. Avant, ces jeunes filles sont passées par une PACES (première année commune aux études de santé) ou une prépa kiné par exemple. Toutes ont entendu parler de l’EDNH lors de salons, lorsqu’elles cherchaient leur voie. Il est temps pour le petit groupe que je forme avec d’autres journalistes, les étudiantes et les enseignants d’enfiler nos blouses, nos charlottes et de descendre en cuisine. Plans de travail brillants, mur d’épices, ustensiles affûtés : j’ai presque l’impression d’être dans une cuisine de démonstration Ikea. Et pourtant ici, ça vit ! Je vais vite le remarquer...

Bye bye les glucides !

Le cours que nous allons suivre aujourd’hui est un atelier de « pratiques culinaires » autour du diabète. Notre enseignante s’appelle Mélissa et j’ai bien remarqué que la présentation de son parcours a fait briller les yeux des futurs diététiciens de l’école : Bachelor de « Register dietitician » au Canada, expérience en hôpital ou encore Master à la faculté de diététique de l’Université McGill (Canada)... Elle commence par nous expliquer ce qu’est concrètement le diabète : « c’est quand le pancréas ne sécrète plus d’insuline. Une personne diabétique ne doit pas consommer plus de 30 à 60 grammes de glucides par repas ». On comprend donc que les recettes posées sur nos plans de travail sont pauvres en glucides...

« En temps normal ou pendant les partiels, on a un temps imparti et il faut bien réfléchir à l’ordre dans lequel on fait les choses pour ne pas perdre une minute »

L’hygiène au cœur du cours

Mon étudiante-binôme s’appelle Marie-Aude. Elle a 21 ans et, après des débuts en médecine, elle a choisi de s’orienter vers le domaine qui l’attirait depuis longtemps : la nutrition. Nous allons être chargées de concocter l’entrée et le dessert du repas, d’autres binômes se chargent des gnocchis de pommes de terre violettes et du poulet. À notre menu : salade de tomates, mozzarella, pesto et chessecake aux framboises. Ça paraît simple lu comme ça... Mais en fait, je vais rapidement apprendre, avec les conseils de Marie-Aude, que certains aliments et procédures de notre recette nécessitent des précautions d’hygiène strictes (désinfection, gants, pas de bijoux, corps totalemment couvert, etc.). Tout d’abord, nettoyage du plan de travail. Ensuite, nous pouvons aller chercher nos ingrédients. Nous faisons notre petit marché sur une grande table, en pesant tout !

« Il vous reste 5 minutes ! »

Après notre tri vient l’heure de mettre la main à la pâte ! On commence par l’entrée où je me charge de découper et d’évider les tomates (pas facile avec des gants d’ailleurs...) pendant que Marie-Aude s’occupe de la mozza. Notre binôme à l’air de bien fonctionner ! On se lance dans le cheese-cake, avec quelques doutes sur la consistance de notre gélatine. Marie-Aude lève le doigt (on est à l’école, ne l’oublions pas !) et une enseignante vient nous confirmer qu’elle est correcte.

Ça chauffe, on se relaie pour mélanger et écraser les framboises. Les étapes s’enchaînent. Marie-Aude n’a pas autant l’œil rivé sur l’horloge que d’habitude. « En temps normal ou pendant les partiels, on a un temps imparti et il faut bien réfléchir à l’ordre dans lequel on fait les choses pour ne pas perdre une minute. » Pour bien travailler en ateliers de pratique culinaire, il faut acquérir de nombreux réflexes : un torchon pour les mains, l’autre pour le plan de travail ; des gants pour tel ou tel aliment ; du vinaigre sur les légumes... « J’ai mis au moins un mois à bien assimiler les bases d’hygiène alimentaire », me confirme Marie-Aude. C’est l’heure de dresser et j’ai comme l’impression que mon binôme aime bien cette partie du cours ! Moi aussi d’ailleurs ! Même si c’est bon esprit, un petit esprit de compétition règne et on sait qu’à la fin, la directrice va goûter... Qui n’aurait pas envie de l’impressionner ?! « Il vous reste 5 minutes avant de présenter vos assiettes ! » Je ne vous l’avais pas encore dit, mais ce cours a comme un air de Masterchef !

Nos tomates mozza récompensées !

C’est le moment, on s’attable sous une grande alcôve. Il faut avouer que Marie-Aude et moi ne sommes pas peu fières de nos assiettes ! Elles tournent et nous plantons notre fourchette dans des dizaines de plats. Du coin de l’œil, on voit que la directrice s’arrête sur notre plat et se demande où est la mozzarella... Nous lui expliquons que nous avons adapté la recette à mon régime, sans produits laitiers. Bingo ! Elle adore l’initiative et nous remportons le prix de la meilleure entrée ! Pour le plat, c’est Meriam et son poulet très tendre (son secret : l’avoir fait mariner !) qui gagne et côté dessert, c’est Charles, un journaliste d’une trentaine d’années en reconversion professionnelle, qui remporte le prix.

Une formation concrète

Difficile de quitter la table pleine de mets, alors je prends le temps de discuter avec Marie-Aude de sa formation. De son côté, elle aimerait se spécialiser plus tard dans la naturopathie avec une formation en deux ans et obtenir ainsi une double compétence. Ce qu’elle aime à l’EDNH, c’est le côté concret de la formation. Elle va d’ailleurs partir en stage dans une crèche parisienne en novembre où elle sera chargée d’adapter le goûter des enfants pour le rendre moins sucré et de les sensibiliser au gaspillage. Verdict de l’après-midi : une belle rencontre avec une étudiante passionnée, un cours concret et gourmand et comme une envie d’en apprendre plus pour bien manger ! Pour consulter dans les cabinets des étudiants, il faudra attendre un peu, mais mon rendez-vous est presque pris !

 

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