« L’ECITV travaille avec toutes les grandes chaînes de télévision »

Caroline Vlaeminck, directrice pédagogique de l’ECITV, l’école du web, du digital et de l’audiovisuel, répond aux questions de Diplomeo. Elle revient sur les premières années d’existence de l’école et évoque ses projets pour l’avenir.

Caroline Vlaeminck

Le web et l’audiovisuel. Deux secteurs en pleine mutation, une école. L’ECITV, fondée il y a seulement quelques années, a pour but de former les étudiants aux métiers du digital et de l’audiovisuel. Caroline Vlaeminck, directrice pédagogique de l’école, parle des différentes spécificités de l’établissement. Interview.

L’ECITV, une école du web et de l’audiovisuel

Quelles sont les spécificités de l’ECITV ?

L’ECITV est une école qui est née il y a 10 ans de la volonté de réunir les métiers du digital, du web et de l'audiovisuel. Elle est née du constat que l'audiovisuel a besoin du web pour se développer.

Ça, c'est l'essence originelle. Nous avons créé trois programmes : un bachelor et deux masters, qui tentent de réunir à la fois les compétences dont on va avoir besoin dans les métiers du digital et la maîtrise de l'outil audiovisuel. Les spécificités de cette école sont vraiment là. Nous avons deux axes majeurs que l'on combine dans tous les programmes entre le web et l'audiovisuel.

Quels sont les points forts de l'école ?

Les élèves travaillent beaucoup en mode projet, sur tous les sujets. Pour la plupart des projets, ils travaillent pour des clients réels : de vraies entreprises qui leur confient des missions, que ce soit sur la partie technique, ou sur la partie stratégique.

« Nous aidons nos étudiants à bien mettre en avant leurs compétences »

Puis, l’école est en alternance. Nous sommes dans une logique de professionnalisation. L’alternance est possible dès la deuxième année : les étudiants ont donc une partie de leur temps qui est consacré à l'entreprise, et l’autre, à l’école.

Une école en alternance

L'étudiant qui a fait sa première année et qui a des difficultés à trouver son entreprise en deuxième année, comment est-ce que cela se passe pour lui ?

Nous allons l’aider. D’abord, nous allons l'accompagner. Nous avons un service de relations entreprises qui va chercher des offres auprès d'entreprises partenaires, ainsi que tout un tas d’autres offres. Puis, nous aidons nos étudiants à bien mettre en avant leurs compétences, à travailler leur CV, à réussir leurs entretiens.

« Nous faisons évoluer les programmes en fonction des besoins »

L’alternance est obligatoire mais ce n’est pas forcément un contrat de professionnalisation. Cela peut aussi être un stage alterné dans lequel, la plupart du temps l'entreprise va prendre en charge tous des frais de formation.

100% des étudiants de première année parviennent à trouver une entreprise en deuxième année ?

En première année ils font des stages en fin d'année, un stage de quatre à six mois, ce qui leur permet en général de déboucher sur des alternances. Généralement, à la rentrée, il y en a 50% ont déjà leur entreprise et pour les autres, cela se décante rapidement.

Une école encore jeune

Quelle a été l'évolution au cours de ses cinq années d’existence ?

Nous faisons évoluer les programmes en fonction des besoins. Entre le programme de la première promotion et celui d’aujourd'hui, il y a des leviers qui ont évolué, des choses qui ont changé. Les besoins des entreprises ont également évolué donc nous travaillons avec des comités de perfectionnement dans lesquels il y a des dirigeants de grandes entreprises qui nous disent aussi quels sont leurs besoins au niveau du recrutement, leurs besoins en termes de compétences. En fonction de cela, nous faisons évoluer nos programmes.

Les profils d’étudiants qui rejoignent l’école évoluent aussi. De plus en plus, des jeunes qui veulent se spécialiser en marketing digital veulent intégrer nos cursus.

« Nous avons de gros partenariats avec toutes les grandes chaînes de télévision »

Sur le digital, notre école est reconnue, particulièrement sur de la partie vraiment applicative, opérationnelle et stratégique. Sur la partie audiovisuelle, nous avons de gros partenariats avec toutes les grandes chaînes de télévision (TF1, France Télévisions, M6, Public Sénat, etc.) qui reconnaissent, aujourd'hui, le mode opératoire de l'école et qui trouvent dans les profils que nous formons, une réelle satisfaction.

Des diplômés qui trouvent un emploi

Quel est le taux d'insertion professionnelle des diplômés à la sortie ?

Il est très bon. Sur le master audiovisuel, nous sommes quasiment à 100% parce que nous avons des profils très recherchés. Sur la partie digital marketing, on doit être à 90% sachant qu'il y a quelques étudiants qui préfèrent aussi faire un petit break en décidant de partir à l'étranger pour gagner de l’expérience.

Quels sont les secteurs et les métiers vers lesquels s'orientent vos jeunes diplômés ?

Sur l'audiovisuel, les jeunes s’orientent vers les métiers de la production. Généralement, ils commencent par être assistants de production avant de devenir être directeur de production. Puis, nous avons pas mal de diplômés qui se retrouvent aussi dans la programmation de chaînes. D’autres, vont faire le choix de monter leur agence de production.

Sur la partie digital marketing, certains vont travailler en agence, d'autres chez l'annonceur. Les jeunes diplômés peuvent par exemple devenir traffic manager, référenceur, chef de projet e-commerce, community manager, social media manager, etc.

L’ECITV, quels projets ?

Comment vous définiriez l'ECITV en un mot ?

Professionnelle

Quels sont vos objectifs pour l’école, ces cinq prochaines années ?

Qu’elle continue à grandir, qu’elle puisse accueillir des étudiants et devienne encore plus reconnue dans le domaine du digital et de l’audiovisuel. Puis, être reconnue comme une école professionnallisante.

Caroline Vlaeminck, sa personnalité, ses projets.

Qu'est-ce que vous souhaiteriez réaliser pour dire : « j’ai accompli ma mission de directrice » ?

Que les étudiants s'épanouissent dans leur formation et une fois diplômés, dans leur travail. En tout cas, nous leur donnons tous les moyens et toutes les compétences pour qu'ils puissent s'épanouir dans leur travail.

Si vous n'aviez pas choisi le monde de l'éducation, si aujourd'hui vous n'étiez pas directrice de l'ECITV, qu'est-ce que vous feriez ?

Quoiqu'il arrive, je donnerais des cours. Je serais dans un métier de transmission parce que c'est quelque chose qui m'apporte beaucoup.

Dans l'univers culturel par exemple, ça fait partie des pistes que j'ai exploitées à un moment donné, être dans une logique de transmission d'un savoir mais aussi d'une culture, d'un savoir être, d'un savoir-faire.

Est-ce qu'il y a une personnalité qui vous inspire particulièrement ?

Pas particulièrement, ce sont des petits bouts de plein de gens. Après il y a quelques grandes figures, quelqu'un comme Mark Zuckerberg, Elon Musk, les grands patrons, des gens qui ont des convictions et qui vont au bout pour les développer.